à qui profite le crime ?

27/11/2015 01:50

 

L’ensemble de la presse française d’hier semble s’être mise d’accord pour reconnaître que, depuis les attentats, les sondages annoncent une progression importante  des intentions de vote pour le FN.

Lorsque l’on connaît l’origine de ce parti, plongeant ses racines dans le terreau du fascisme, et que l’on se souvient des désastres engendrés par ce mouvement, les citoyens démocrates, humanistes,  ne peuvent que s’inquiéter.

Pour ma part, je ne vois pas comment nous pouvons endiguer ce fléau. Il me semble plus facile de sauver la planète, puisqu’une prise de conscience quasi mondiale semble se réveiller, que de combattre efficacement ce mal.

Me vient le sentiment qu’il est aussi difficile de convaincre ce grand nombre de citoyens de ne pas donner leur voix au FN que de persuader les djihadistes de renoncer à leur sauvagerie, ou de raisonner les jeunes gens tentés de rallier cette cause perdue.

Dans les deux situations, il me semble que les mécanismes subtils de manipulation, d’endoctrinement et d’aliénation sont à l’œuvre. Il s’agit de détourner habilement, par la séduction ou la menace, l’intelligence de sujets déstabilisés, d’utiliser leurs failles, d’abolir leur facultés de discernement, de les fanatiser, pour les faire adhérer aux objectifs de la secte.

Les êtres humains que nous sommes sont, parmi les chefs d’œuvre  de la nature, sans doute les plus sophistiqués. Mais cette complexité nous expose à des dérèglements, physiques ou mentaux. Ils peuvent être individuels, la passion amoureuse en est un exemple plutôt agréable. Mais d’autres mettent en danger la personne et, ou, les autres.

Mais lorsque ces dysfonctionnements sont collectifs, qu’ils s’emparent d’une population, il ne s’agit plus d’une simple fièvre, mais d’un tsunami. Nazisme, stalinisme, fascisme et à présent l’E.I, et j’ajouterais le FN, ont été ou sont des fléaux sociaux extrêmement dangereux. De même que chacun de nous a tendance à se croire immortel, l’humanité éprouve également cette illusion. Prenons garde à ne pas en accélérer la fin.