2016

31/12/2015 01:38

 

2016 ? Que de choses à craindre, mais tant à espérer.

Notre temps planétaire déroule son fil en continu. Mais nous, les humains, avons besoin de points de repère, différents selon les sociétés. Ainsi 2016.

2016. Voici une année qui va faire phantasmer les préoccupés du  « genre ». Elle est bissextile ! 366 jours, ce qui nous fait un jour de travail en plus, et va améliorer le budget de la France, mais peser une journée de plus pour les chômeurs. Du temps à tuer ! Quelle horrible expression pour désigner l’état de dépression dans lequel le chômage peut plonger ceux qui en sont les victimes.

Voici donc un premier vœu qui exige que les politiques trouvent les moyens efficaces de donner du travail pour tous. Problème complexe, que des pays autres que la France semblent avoir résolu !

Pouvoir vivre son temps et avec son temps est tellement, en principe, agréable. Nous nous le souhaitons tous. Sauf que vivre avec son temps, c’est subir pour certains les aléas climatiques et dans ce cas, nous ne pouvons pas nous contenter de vœux pieux : nous devons tous agir,  et là c’est à l’échelle planétaire qu’est la solution.

C’est dire la fragilité de ce second vœu.

Le troisième vœu à formuler pour chaque personne vivant sur cette terre, c’est de bien vivre ce temps alloué à chacun. Quelle merveilleuse chose que de pouvoir « bien » vivre. C’est, je l’espère, le cas de l’immense majorité. Car bien vivre est tout, sauf synonyme de « riche », ce qui est l’exception. Bien vivre est, selon moi, pouvoir savourer l’instant présent, qui, de fait, est constitué de ces choses infimes que sont couleurs, senteurs, entourage réellement bienveillant, un sourire, un mot respectueux, faire un travail que l’on sait utile, pour soi ou pour les autres, absence du souci de simple subsistance. En un mot, bien vivre c’est un état de sérénité, c’est être en paix avec soi-même.

 

Là est le vrai luxe, et le vœu à formuler serait qu’il soit universel. Je le crois possible. Affaire de politique. L’amour, non la guerre

Or ce n’est pas le cas. La misère économique sévit, qui ronge insidieusement tant de personnes qui ne peuvent répondre aux besoins essentiels de ceux dont elles sont responsables. Et puis, au moins aussi graves, les misères affectives qui ont fait que des gens ont grandi gavés de frustrations et de haine et qui le font payer très cher à leurs proches. Je pense aux femmes battues, dont la vie est un enfer, aux enfants non désirés ou, s’ils l’ont été, qui sont privés d’amour et auront du mal à vivre.

J’ai une pensé particulière pour ces enfants qui vont naître cette année et donc aussi pour les équipes qui en ont le souci, en France ou ailleurs, comme celles avec lesquelles j’ai travaillé.  Ces équipes mettent leur compétence et leur passion au service des mères et des familles pour éviter que se nouent silencieusement des drames autour d’une naissance ou lors des toutes premières années de l’enfant. Cette période capitale va faire que la personne « poussera » sainement ou se construira une vie qui sera difficile, pour elle ou les autres, voire pour la société.

Donc bonne et heureuse année, à ces petites personnes qui verront le jour en 2016.

Mais comment ne pas penser à ces personnes pour lesquelles l’année qui s’achève fut celle d’une mort violente perpétrée par des gens tordus.

Car ces semeurs de mort, Présidents de leur pays, ou sous-fifres, ou stupidement exécutants, sont de vrais humains, mais de ceux qui ont « mal poussé », qui sont pervertis, c’est-à-dire qui se sont construits en mettant idées et sentiments cul par-dessus tête, à l’envers, en dessous de tout. Au lieu d’aimer, ils haïssent. Au lieu de respecter les autres, ils les asservissent. Tout le contraire de ce à quoi les humains sont appelés. Ils mériteraient notre pitié d’être si malheureux dans leur jouissance s’ils se contentaient de n’être que misérables tordus, mais, envieux des gens heureux, ils détruisent les vies, et ce n’est pas tolérable.

Or ces personnages redoutables qui estiment leur valeur à l’aune de la peur qu’ils inspirent sont des pleutres qui se gardent bien de prendre eux-mêmes des risques. Ils envoient à la mort de jeunes gens fragiles ou –et- incultes qu’ils gavent de sornettes au nom d’une divinité quelconque à laquelle ils ne croient pas.

Si, sachant que le danger existe et qu’il peut nous toucher, nous parions sur la vie et refusons la peur, la grandeur de ces désaxés fondra comme neige au soleil. Ne leur restera que la conscience d’être des nullités. Alors n’hésitons pas à nous souhaiter une bonne et joyeuse année. Ce sera la meilleure façon de renvoyer ces malfaisants au néant.

Et puis, nous avons des préoccupations autrement plus sérieuses que de craindre ces malades. Pour nous, Français, l’état de la France.

Notre pays va mal. 10 millions de chômeurs. Des « pauvres » à ne plus pouvoir les compter, une classe politique, tous bords confondus, de moins en moins crédible. Et puis un Président très critiqué.

 La presse se moque de « Moi, Président » en l’accusant de godiller, c’est-à-dire de mener la pelle de l’aviron tantôt à gauche, tantôt à droite. Personnellement, je préfère encore croire ceux qui affirment que godiller est un art tout en finesse que ne peuvent pratiquer que les marins confirmés. Et j’attends.

J’attends qu’en cette fin janvier 2016 soit connu le contenu du « rapport Badinter ». J’espère qu’il aura l’efficacité d’une bombe qui détruira les multiples obstacles empêchant les embauches et qui, si c’est le cas, finira par s’imposer et à réduire rapidement le chômage.

J’espère qu’il balaiera d’abord la paperasserie stérilisante, puis  le conservatisme archaïque de certains syndicats qui défendent, en même temps que leur survie, les avantages acquis des travailleurs, se moquant éperdument des chômeurs. Ils restent accrochés à la sacrosainte lutte des classes, avec autant d’acharnement que ces grands patrons malhonnêtes représentés par le MEDEF qui ne songent qu’à leur intérêt personnel, et accessoirement à celui des entreprises si celles-ci leur accordent un parachute doré. Fort heureusement d’autres syndicats patronaux respectent les travailleurs, Ils regroupent essentiellement petites et moyennes entreprises dans lesquelles les contacts humains sont possibles.

Si ce rapport a l’efficacité que j’espère, ce sera la révolution annoncée par Hollande, et la fin du chômage massif, la grande maladie française.

C’est alors que pour beaucoup plus de citoyens, 2016 sera une très bonne et heureuse année, c’est le vœu que je formule pour la planète entière.