"Cellule de crise : Opération Serval

03/10/2016 16:58

 

Cellule de crise : Opération Serval

Passionnant était le document « Cellule de crise » présenté hier soir sur la 2 par David Pujadas.

J’avais vaguement été informé de la menace vitale à laquelle avait échappé le Mali en 2013. Et sans doute que beaucoup de mes concitoyens s’y sont intéressés encore moins que moi qui avais pourtant  parcouru durant deux ans ces immenses espaces en tant que représentant des Scouts de France.( Je devais préparer le scoutisme de ce qui s’appelait encore l’AOF à la transformation de ce Mouvement qu’allait provoquer l’indépendance de ces territoires).

Or j’ai découvert l’importance des conséquences, j’allais dire, probablement planétaires, que l’opération Serval a permise.

Grâce à l’efficacité et à la perspicacité des Services de Renseignements français, en quelques heures, le Président de la République a été informé des intentions de l’AQMI qui étaient de fondre sur Bamako, d’anéantir le Pouvoir en place et tel un Bernard l’Hermite, de s’emparer de la coquille alors vide du Mali, pour créer un  Etat islamique pur et dur qui pourrait alors rayonner progressivement sur tout le continent, et envahir le monde. Ce projet s’apparente, me semble-t-il, à celui des nazis, qui, commençant à envahir la Pologne sans que les autres nations ne s’émeuvent, est parti à la conquête du reste de l’Europe. 

Or le Gouvernement, lucide, sous le commandement de François Hollande, a mis en place un cadre légal d’intervention, puis, ceci fait en quelques heures, a heure par heure, organisé dans des conditions difficiles, d’organisation et de terrain, une riposte foudroyante.

Le documentaire, remarquable à mes yeux, expose dans le détail et très honnêtement, la complexité d’une telle opération.

Ce reportage me fait découvrir une image différente de celle que je m’étais forgée de Hollande.

J’avais longtemps soutenu cette personne, ne supportant pas la versatilité de ses électeurs et de partis de Gauche, qui tels des gamins de trois ans, exigent la satisfaction immédiate de leurs caprices.

Ce qui m’a fait écrire dans ce blog que je ne voterai pas pour Hollande lors de la prochaine élection présidentielle fut sa position sur la déchéance de nationalité, équivalente, selon moi, au rétablissement de la peine de mort.

Mais, à la suite de « Cellule de crise », je suis prêt à revoir ma position.

Peu, il me semble, sont les média et chroniqueurs qui ont permis au public de saisir l’immense portée des décisions prises par Hollande autour de l’opération Serval. La plupart n’ont cessé et ne cessent de déblatérer sur l’homme, Plantu en chef de file. Or le documentaire a su, sans tomber dans une propagande préélectorale facile, montrer la clairvoyance et la détermination de l’homme.

Hollande a, en très peu de temps, su prendre les décisions qui étouffait dans l’œuf l’envahissement d’un Pays. Si en 39, les hommes d’Etat avaient eu cette lucidité et ce courage, peut-être nous auraient-ils évité la Seconde guerre mondiale. Comme les nazis, l’AQMI, le Daesh et Cie désirent exterminer la moitié de l’Humanité qui ne veut pas se soumettre à leur Allah et cette conquête qui aurait été facile sans l’intervention éclair de la France, aurait été une étape capitale dans cette ambition.

Hollande a empêché un désastre, et je comprends son cri du cœur lorsque ovationné par la foule à Tombouctou il s’exclama : « Ce jour est le plus beau de ma vie politique ! »

Aussi, lorsque je considère les candidats déclarés ou possibles, tous (j’exclus seulement le truand Sarkozy) présentables et peut-être compétents, je ne vois pas qui parmi eux, serait capable d’une telle lucidité, d’un tel courage. Car, pour un homme de gauche, décider une guerre, cela peut apparaître comme une contradiction, or cette action a tué dans la promesse d’un désastre.

Chapeau François Hollande !

Merci à David Pujadas et à son équipe.