CERTITUDES

04/05/2014 14:59

Certitudes

Hier, dans un billet intitulé « je suis déboussolé », je disais mon désarroi face à la situation actuelle, du monde en général, de l’Europe également, mais aussi de la France. Les peuples et leurs dirigeants semblent trouver un malin plaisir à se faire très peur, à moins que ce ne soit la délectation d’envisager pour se changer des fictions, un de ces magnifiques carnages que nous avons connus depuis cent ans.

Dire ce désarroi, m’a permis d’affermir ma position : je suis républicain, démocrate.

Au billet d’hier, seule, une personne m’a répondu. Je la crois farouchement honnête et sincère, ce qui ne m’empêche pas mon désaccord avec elle.

Nous sommes une république, démocratique, laïque. Nous élisons un Président tous les cinq ans. Une fois élu, que ça nous plaise ou pas, nous tentons, si ce n’est de travailler dans le sens de l’élu, au moins de ne pas saboter ses tentatives de gouverner le pays.

Or j’ai l’impression que c’est cette dernière position qui l’emporte dans l’ensemble de la population : saboter tout projet qui pourrait sortir le pays de l’ornière dans laquelle nous sommes embourbés depuis des décennies, pour ainsi discréditer l’homme qui en est l’artisan, aujourd’hui, Hollande.

D’où vient ce désamour ? Pas de la droite bien sûr, elle n’a jamais aimé ni l’homme ni ce qu’il représente. Plutôt voir la France à terre que voir ce président réussir. Quant à l’extrême droite, elle n’aime qu’elle-même et n’a que haine au cœur pour ce qui n’est pas elle.

Alors ? On pourrait attendre de la gauche, y compris ses extrêmes, qu’elle soutienne celui que, bon gré mal gré, elle a élu. Qu’attendait-elle donc ? Un super héros, tels que les USA les espéraient à travers ses comics ? Non, c’est un comme les autres, faillible, limité, sans doute moins que beaucoup, notamment parmi ses concurrents.

Marie Rambeault, la personne qui a déposé un commentaire à mon billet, qualifie Hollande de « traître », « ce n’est même plus de l’infidélité, c’est de la trahison ». Moi je pense que la trahison vient non de Hollande mais de tous ceux dont ce n’était pas le candidat idéal, et qui l’ont, dès le départ, dénigré. Mais je crois que, à droite comme à gauche, on le laissera tranquille jusqu’à la fin de son mandat et faire le sale boulot qui consiste à désendetter la France. Ses prédécesseurs n’ont pas fait sérieusement ce travail rebutant, plus soucieux de leur cote d’amour que de l’état du pays. Lui le fait à présent, essayant de ne pas pénaliser les personnes aux faibles ressources. Cette politique, à mon avis n’est, ni de droite, ni de gauche, elle tout simplement responsable.