COMBATTRE L'APARTHEID

23/01/2015 17:22

Combattre l’apartheid

Ne pas être nommé

C’est ne pas exister.

Ça s’appelle l’ignorance

Ou la non existence.

L’apartheid  ainsi

N’existe pas en France.

Pas plus à Lyon qu’à Evry

Ni qu’à Neuilly sur Seine.

C’est Sarkozy qui le dit.

Or voici que  cette semaine

Notre premier Ministre

Insulte le Pays !

La France est pour lui

Un pays d’apartheid !

Il a perdu la tête 

A en être sinistre.

                                                               Ainsi parle Sarkozy

 

Manuel Valls. Voici enfin quelqu’un qui ne pratique pas la langue de bois, qui appelle chat un chat, et ghetto, un ghetto. Car des groupes entiers en France sont isolés ou se tiennent à l’écart des autres, s’excluent du reste de la population ou en sont exclus. Ce retrait s’accompagne de conditions de vie différentes, en beaucoup plus mauvaises, ou même en bien meilleures.

Ainsi Neuilly sur Seine.

Deux sociologues, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, ont étudié la ville et en ont publié les conclusions dans un livre : « Les ghettos du Gotha,  comment les bourgeois défendent leurs espaces » Paris, Seuil, 2007

Je n’ai pas lu ce livre, qui pourtant semble passionnant. Sa lecture viendrait peut-être confirmer mes apriori concernant cette ville qui m’est apparu au cours des ans comme un espace de non-droit où se pratique une délinquance en col blanc de haute volée, si j’en juge par les démêlées avec la justice des Pasqua, Sarkozy et autres habitants. Est-ce ce qu’on appelle la discrimination positive ? Ce qui se passe dans cette ville n’est-il pas l’autre face opposée de l’apartheid qui a tout intérêt à rester discrète ?

Mais les conditions de vie des populations tenues à l’écart, et privées des droits fondamentaux par nos politiques, et qui mérite le nom d’apartheid, se trouve le plus souvent dans nos grandes banlieues. En ce qui concerne Evry, j’ai relevé sur le Net un ouvrage de Brice Arsène Manikou « Pour une France multicolore. L’exemple d’Evry » Les éditions cultures croisées. 2007

Oui, la France est un pays où, de fait, sévit l’apartheid, malgré l’énorme travail de bien des personnes, professionnels ou bénévoles, qui tentent de le combattre.   

Le service civique, obligatoire ou non (pour ma part, il me semble qu’un référendum devrait le rendre obligatoire) exige un immense effort de toute la nation si l’on ne veut pas perdre une grande partie de la richesse de notre jeunesse. Il y va de l’avenir du Pays, et peut-être de l’Europe.

Et il y a urgence.