Crise de confiance, chance de renouveau

23/10/2015 14:13

 

Propos de café du commerce ? C’est un peu le sentiment que j’ai en tenant cette chronique. Des généralités ? Des approximations ? Mais si je la tiens ainsi cette chronique, je pense le devoir aux multiples professionnels, compétents et souvent bien informés dans leur spécialité, mais qui, je crois, sont dans l’impossibilité de se situer dans un magma dont il est difficile de dégager des lignes directrices. Du coup, comme toutes les personnes de bonne foi qui tentent d’y voir un peu clair, je me raccroche à quelques événements qui me semblent significatifs, et qui, tels des lumignons dans un gouffre obscur et traversé de multiples courants d’air, jettent une lumière timide et ô combien partielle.

Ainsi, ce que pour aujourd’hui je retiens, c’est l’effroyable stupidité ou la très habile perversité d’un Netanyahou : Faire de Hitler un bureaucrate quasiment innocent,  influencé par le Grand Mufti de Jérusalem, véritable concepteur de la Shoa, il fallait oser. Il y a quelques jours j’ai brossé de la psychiatrie le tableau qu’en a, je crois, la majorité de la population, je donnerais aujourd’hui comme exemple de fou authentique mettant son intelligence au service de la haine, ce misérable Netanyahou.

Ce que je trouve dramatique est que se reproduise ce phénomène étonnant qu’est  la fascination collective des peuples, pourtant composés de citoyens intelligents, pour des malades mentaux. Hier Napoléon, Hitler…Aujourd’hui Poutine, Bachar Al-Assad,    Netanyahou, …Avec de tels malades, les guerres ont un bel avenir, et le flot de leurs victimes ne cessera de frapper à notre porte.

En tous cas, on peut compter sur Netanyahou pour pourrir jusqu’à ce que mort s’ensuive les droits légitimes et la destinée du peuple palestinien.

Un deuxième fait m’interroge : l’émotion journalistique suscitée par l’approche des élections régionales. Elle me semble tout à fait légitime.

Nous allons, nous les électeurs, mettre à l’épreuve le casse-tête du nouveau et révolutionnaire découpage des Régions.

A part ses initiateurs, ce chambardement fondamental de la France n’a suscité que critiques négatives et mécontentement. Presque personne n’en voulait, le prétendant  ingouvernable. Or, à présent que les régions existent, tous se précipitent pour en être à la tête, comme mouches sur tartine de miel. Allez comprendre ! C’est beau le devoir civique et l’amour pour l’intérêt collectif ! Moins noble évidemment la soif de pouvoir, d’honneurs et d’enrichissement personnel balkanyen. Comment savoir ?

Reste à espérer que ceux qui présideront ces nouvelles et vastes régions auront l’honnêteté et l’intelligence d’en faire des espaces cohérents et fertiles qui finiront par s’épauler mutuellement et non se combattre. Pari osé !

Les élections régionales sont donc capitales, essentielles, et non ‘intermédiaires », comme certains tentent d’en introduire l’idée pour les dénaturer.

Elles vont être une occasion de refondation de la France.

Bien sûr, elles souffriront de l’abstention d’un très gros tiers d’électeurs dont une bonne part ne croit plus au système électoral existant. Et ils ont raison de douter d’une organisation dite démocratique qui donne le pouvoir à des gens qui sont dans l’incapacité de connaître leurs désirs, besoins, aspirations, solutions.

L’organisation électorale actuelle ne peut produire qu’oligarchie, voire même monarchie. D’où, la légitime abstention de beaucoup. Il faut encore en attendre la déshérence pour passer à un système véritablement démocratique, comme le tirage au sort, par exemple.

De plus, cette élection va connaître une chance supplémentaire, celle de profiter de la déliquescence de tous les partis.

La politique, noble souci, s’est, en France professionnalisée. Ce sont toutes des personnes qui, au départ, sans doute de bonne foi, se préoccupaient sincèrement de la « chose publique ».  Entrées dans le système elles ont fait carrière. C’est devenu leur job à part entière, leur profession. Elles ne savent plus faire autre chose. C’est là qu’est leur vie. Non réélues, elles se trouvent au chômage, désocialisées. Elles doivent donc pour exister se faire réélire, par intérêt personnel et non plus collectif.

Peut-être qu’à l’occasion des régionales, allons-nous voir émerger une nouvelle génération de « politiques » qui exigera, pour rester propre, à ne pas faire carrière.

La chance de la France est la mort des partis existants. Seul reste, non pas un parti, au sens noble du terme, mais un parti-pris, celui de la xénophobie, qui semble bien avoir le vent en poupe. Normal, la xénophobie étant une constituante, je crois, de tout être vivant, chacun de nous, en cas de doute, d’incertitude, de peur, sent se réveiller cette réaction archaïque. Seul, le retour à une certaine sérénité peut faire revenir à la raison.

Un fait me semble symptomatique de cette réaction archaïque de peur, qu’entretient le FN. Le possible succès du FN dans deux régions géographiquement, idéologiquement, diamétralement opposées, le Nord-Pas de Calais, et la région PACA.

Des très pauvres et des très riches.

Les très pauvres craignent de le devenir davantage et que des inconnus sabotent leur chances de relever la tête. Les très riches craignent non les étrangers riches qui participent à leur richesse, mais les pauvres, synonymes de truands. Ils voteront FN.

Pourtant, les élections régionales restent riches d’espérance.