De la fragilité des dogmes

28/01/2015 14:58

 

L’austérité qui paraissait jusqu’à ces derniers temps le maître-mot de la doxa économique de Bruxelles semble avoir pris ces jours une sérieuse volée de plomb dans l’aile.

La Grèce vient d’en mettre à mal le concept dans un domaine où l’Economie paraît plus tenir des jeux de casino que des sciences dites exactes dont les experts soutiennent avec beaucoup de pertinence des thèses diamétralement opposées. Ces joutes seraient plaisantes si beaucoup de petites gens n’en payaient la facture.

Que l’austérité s’écrase et invite Madame Merkel à plus de modestie, au moment où certains anniversaires réveillent un « Innommable » qui n’avait pas empêché à l’époque des remises de dettes, que l’espoir renaisse chez un peuple accablé et lui remette au cœur un peu de  joie de vivre, que les certitudes à l’abri de coffres-forts y demeurent enfermées pour libérer chez d’autres le goût de l’aventure qu’est la vie, que souhaiter de mieux, si ce n’est de réussir !

L’ami américain. Certes, cette amitié existe, nouée par d’innombrables liens que les anniversaires ci-dessus rappelés ne peuvent que renforcer. Sans cet ami américain venu combattre le Mal intégral, qui serions-nous aujourd’hui ? Esclaves ? Exterminés ? Anéantis ? Que ces amis nous sont chers !

Mais comme tout objet précieux, cette amitié est fragile et exige des soins. Comment ne pas craindre la tentation qui guette un peuple qui se sent fort, disons l’impérialisme. Vouloir régner sur tout, et à tout prix. Celui de la torture, et des Guantanamo, et de ces grandes  oreilles, celles de la NSA, et autre CIA. Est-ce par bienveillance que tout est espionné ? Et cette guerre économique qui considère un allié théorique en ennemi ? L’amitié est fragile. Ne serait-elle que mythe ?

La croyance.

« Un tribunal égyptien a condamné un étudiant à trois ans de prison pour avoir «dénigré» l’islam après qu’il ait annoncé son athéisme sur son compte Facebook. Ce type de condamnation est fréquent en Egypte. » annonce l’AFP citée par le Figaro

"Les Egyptiens pensent toujours que les athées ont besoin d'une aide médicale"

titre l’obs qui publie un article à ce sujet le 25/01/2015

Or beaucoup de personnes, bien avant le 11 janvier 2015, estimaient  que la croyance vécue avec fanatisme, et de ce fait dangereuse pour tout autre, met plus en question la santé mentale des personnes concernées que la croyance elle-même.