De qui Mélenchon est-il le soumis ?

16/05/2017 01:17

 

Lorsque fut annoncé le nom des deux demi-finalistes de la présidentielle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Mélenchon refusa d’y croire. Lui, l’Insoumis, éliminé ! Impossible ! Ce ne pouvait qu’être une erreur : Les immenses foules qu’il drainait lors de ses sermons multiplexes lui avaient prouvé que la France entière le soutenait ! D’ailleurs le décompte des voix n’était pas terminé, il fallait attendre pour qu’enfin la vérité éclate. C’est alors que l’omniprésent Mélenchon, qui tel un dieu doté d’ubiquité mais KO debout, disparut des écrans.

Définitivement ?

On aurait pu comprendre que, le but ultime de sa vie ayant été de s’emparer du Pouvoir et pensant à tort y être parvenu, la vie perdait soudain son sens, Mélenchon, effondré avait mis fin à ses vengeances. C’était mal le connaître : alors qu’aucun de ses collègues malheureux n’avait hésité à conseiller à leurs sympathisants de voter la raison et non la folie du fascisme, il refusa d’arracher de sa bouche le nom honni de Macron. Car c’eut été aussi condamner son alliée objective, Le Pen, avec laquelle il avait partagé bien des points du programme (frexit, euro, alliance avec la Russie…) et se priver des voix qu’il aurait siphonnées selon sa technique qui avait si bien marché pour assécher le PS de Hamon.

Pendant plusieurs jours, righologrammes et leur prototype disparurent des radars médiatiques.

Où donc était le quatrième du classement ? Fantômatisé ? En retraite dans un monastère pour se faire pardonner son mignon péché d’orgueil, « sicut deos » ? Dans les bras maternels d’une amante ? En voyage au pays des soviets pour y prendre les ordres ? Toujours est-il qu’il réapparut requinqué : Il allait couvrir la France d’aspirants législateurs et, emportant la majorité des sièges de députés, s’emparer du Pouvoir, imposer la cohabitation au nouvel homme de paille élyséen, réaliser enfin son rêve : gouverner la France ! La difficulté pour atteindre l’objectif est qu’ils sont quelques uns à vouloir la même chose ? Mais même pas peur ! Quoique. Ii a avoué en parlant du Président : « D'abord il nous fait peur, il marchait avec une ombre terrible sur le mur... On dirait Belphégor !"