Déchéance de nationalité, erreur de jugement

14/01/2016 13:58

 

« Déchéance de nationalité » Et si la question n’avait pas lieu d’être ?

La seule lecture de l’introduction au préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme interdit qu’elle soit posée :

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »

Or désirer appliquer la déchéance de nationalité à des « membres de la famille humaine » dont les droits sont inaliénables c’est refuser de se conformer à la chartre et encourager la guerre et la haine dans le monde, ce que le Président de la France s’apprête de faire.

Cette prise de position résulte selon moi d’une énorme confusion. L’horreur des actes commis par des personnes (donc humaines, pléonasme) pousse François Hollande à refuser de les reconnaitre comme telles, par peur d’admettre qu’ils font partie de la famille humaine, de notre famille, de notre nation, qu’ils sont pétris de la même pâte que chacun de nous, et  que chacun de nous aussi est capable des pires horreurs.

Car que font des personnes riches qui placent à l’étranger leur argent pour ne pas s’acquitter de l’impôt qu’ils doivent à la France. Leurs meurtres sont moins visibles, moins spectaculaires que ceux du Bataclan, mais ils y participent en s’enrichissant au détriment de tous ces chômeurs qui crient leur désespoir ou meurent en silence.

 Si les crimes terroristes effectués par des compatriotes font tache sur le drapeau français, pourquoi ne pas appliquer la déchéance de nationalité au fils escroc de notre ministre des Affaires étrangères qui salit l’honneur du Pays que son père représente à l’étranger. Et le malhonnête patron des patrons qui insulte les travailleurs en leur proposant le bénévolat si leur job leur plait alors que cet homme ne songe qu’à augmenter son traitement déjà exorbitant. Pourquoi ne pas déchoir cet homme malhonnête de sa nationalité qui vient salir la nôtre. Il ne faut pas avoir de conscience morale et civique pour ne pas se sentir largement responsable du désespoir de jeunes auquel on instille par son incompétence la haine d’un pays en lequel ils croyaient et qui les a trompés.

Pour ma part, (et ça n’est nullement minimiser l’horreur des actes commis) la profession que j’ai exercée m’incite à considérer ces jeunes gens comme des personnes en perte d’identité qui se sont jetés dans les bras de malades mentaux. Ces derniers, grands psychotiques ont prêté leurs haines viscérales à des marionnettes qu’ils prennent pour des dieux. A partir de leur prétendue mission, ils usent de tous les moyens, terreur, hypnose, drogue pour endoctriner ceux qui se croyaient idéalistes et ne deviennent que veules exécuteurs de basses-œuvres.

Alors ne nous trompons pas de cibles. Faute de pouvoir  convaincre ces pseudo-gourous, inaccessibles à la raison, empêchons les de nuire et de répandre leurs sornettes, qui ne sont en rien religion. Que les nations leur fassent la même guerre que celle qu’elles livrent aux narcotrafiquants. Mais, considérons ces jeunes gens pour ce qu’ils sont, des paumés, en partie grâce à nous. Alors n’en rajoutons pas et essayons encore et toujours d’améliorer notre système éducatif, et notre lutte contre le chômage, au lieu d’ajouter au désordre.