Emmanuel Macron, Machiavel de génie ?

09/06/2017 02:30

 

Dans un des articles de ces derniers jours, (dont je ne parviens pas à retrouver les références, veuillez m’en excuser), « le Monde » donne comme exemple de la méticulosité à laquelle se livre Emmanuel Macron préparant toute entreprise, ce fait : avant sa première entrevue avec le Président Trump, notre Président a visionné attentivement toute une collection de poignées de mains accordées par le Président américain à ses visiteurs. Ce qui lui a sans doute permis de percevoir que la fermeté du geste d’accueil était en fait pour Trump une épreuve hautement symbolique : en broyant la main de son vis-à-vis, il signifiait à celui-ci la prééminence de son Pays.

J’imagine qu’en conséquence Macron s’est offert des séances d’entrainement de professionnels es-poigne accompagnées de cette musculation ad hoc et discrète auxquelles s’adonnent dans le métro les membres du club d’escalade de Rambouillet.

Si bien que le monde entier a pu constater la blancheur des articulations de la main droite du sieur Trump dont la séquence vidéographique aurait pu s’intituler « Le broyeur broyé ! ». Ce qu’une amie a qualifié de jeu  lamentable de cour de récré ».

Mais n’est-ce bien que simple défi un peu débile entre un jeune coq et un vieux ?

Emmanuel Macron est trop intelligent pour ignorer que la violence du  camouflet qu’il vient d’infliger à « l’homme le plus puissant de la planète », vient d’être blessé à mort et s’est senti submergé par un maelström de haine envers son jeune adversaire, envers la France, et la planète.

L’hypothèse la plus probable est que Emmanuel Macron a calculé son geste tout à fait sciemment en espérant déclencher de la part de Trump une réponse colossale, à la mesure de l’insulte subie, et qui déstabiliserait le fragile et apparent équilibre mondial ?

Est-ce simplement parce que la mesure était dans son programme que dès le 1er juin, Trump annonça le désengagement des USA de l’adhésion à la conférence de Paris, ou bien comme première riposte s’attaquant à un de grands succès diplomatiques de la France, la seconde étant la condamnation par les pays du Golfe du Qatar, allié actif de la France.

Le but de Macron serait alors de pousser à la faute ce Président Trump, fantasque et dangereux, participant à accélérer sa destitution. Il deviendrait ce David qui a terrassé Goliath. Le sauveur du monde, quoi.

Cette hypothèse machiavélique est-elle préférable, qui amplifierait la macromania annoncée, plutôt que se dire que notre président joue un jeu dangereux, signe de jeunesse, certes, mais d’une éventuelle immaturité ? Ce qui serait moins glorieux et surtout assez peu rassurant.