EN ATTENDANT LA REFORME DU CODE DU TRAVAIL DE GR-PACT

06/04/2016 16:16

 

Au terme d’une âpre bataille, le peuple français a élu en 2012 son Président de la République, François Hollande. C’était aussi mon choix et je ne le regrette pas. Il était évident que Sarkozy était à exclure tant son précédent mandat en avait prouvé la malhonnêteté.

François Hollande endossait cette responsabilité dans un contexte national et mondial difficile. Mais ça, il le savait et avait estimé être capable d’en surmonter les obstacles. Il s’est fixé un cap qu’il a tenu en godillant beaucoup mais qu’il a maintenu malgré les vents contraires et les tempêtes inopinées. Lui que ses adversaires disaient mou, s’est montré un dur, au grand dam des dits adversaires, mais aussi de ses alliés, qu’il n’a pas écoutés. Il s’est coupé du peuple. On ne peut pas le taxer d’être un démagogue. Il a eu le courage de mener des réformes indispensables mais pas très populaires et qu’on s’empresse d’oublier car leurs effets ne se feront sentir que progressivement. De la dernière réforme en date, encore en chantier, la réforme du code du travail, j’attendais beaucoup, car il s’agissait d’aborder un aspect essentiel de la politique de haute proximité. Chacun est concerné. Ceux qui ont du travail comme employés mais aussi en tant que patrons. Ceux qui sont chômeurs et qui souhaitent désespérément  travailler. Ceux qui ne travaillent pas encore, étudiants, lycéens qui prennent conscience de quitter prochainement l’enfance et son insouciance et s’intéressent soudain à la politique. Et même les retraités ou qui le seront bientôt.

J’attendais avec impatience ce moment de vérité espérant qu’elle aurait l’effet d’une bombe. Pour l’instant, ce projet de réforme me paraît tenir plus du cocktail Molotov, et les réactions, des feux d’artifices.

Or cette réforme est indispensable, selon les spécialistes de tous bords. Mais celle qui est promise semble bien mal ficelée et donc, pour ma part, comme elle est partie, je n’en attends plus rien. Son utilité sera d’avoir alerté l’opinion publique d’une nécessité de réforme, et, là est mon nouvel espoir. Elle va permettre un accueil favorable à celle que concocte le groupe GR-PACT, qui a déjà délivré son premier chapitre, et terminera son travail, hors de l’excitation, en septembre 2016. Il faut donc encore attendre, mais l’enjeu est si énorme qui pourrait pacifier un monde du travail entravé par ses conflits que cette attente incite à la patience.

En ce qui concerne la prochaine élection présidentielle, pour moi, un non-choix est clair :

 je ne voterai pas « Hollande ».

François Hollande  a prouvé son honnêteté, certes, et c’est déjà beaucoup, mais aussi son incapacité à gouverner sereinement, ce qui n’est pas facile. Ça passe ou ça casse. Et là, ça a cassé.  

Mais surtout, pour moi, il a voulu brader une valeur essentielle, le respect des personnes, en proposant cette abjecte «déchéance de nationalité ». Là est sa faute grave.