Enfin l'espérance

07/02/2017 15:44

 

L’espérance, enfin !

 

Voici moins d’un mois, que nous étions nombreux, en France, a nous préparer à survivre, à nous recroqueviller sur les doux souvenirs d’une France belle et humaine, humaniste et accueillante, généreuse. Cette France de personnes vaillantes et rebelles qui vit se dresser un jeune député, Jaurès, dénonçant avec force les « lois scélérates » puis l’inique procès fait au capitaine Dreyfus. Dans la foulée, le député participa à la rédaction de la loi fondamentale de 1905, qui instaure la séparation des églises et de l’Etat, et donne naissance à la laïcité, garantie du vivre ensemble avec tolérance. Ainsi naquirent les bases d’une France pacifiée.

Or voilà moins d’un mois, la fin du quinquennat de François Hollande, neutralisé par des attaques de toutes parts, semblait sonner avec la mort du socialisme, l’idée d’une Europe harmonieuse, et faire le lit de la dictature des Forces de Haine, ou celles de l’ancien régime des droites et d’un capitalisme mortifère.

Bien des citoyens déboussolés par le sentiment d’être les oubliés d’un système qui enrichissait les autres et pas eux se cherchaient protection. Faute de mieux, ils se tournèrent vers des clones d’un nazisme ressuscités dans des chambres de tortures coloniales. Ce parti a en effet ceci de rassurant qu’il dispense d’avoir à penser.

Les droites prirent peur, menacées elles-mêmes par la « peste brune » et décidèrent d’imiter la Gauche et ses primaires d’antan pout se trouver un héraut. François Fillon, à la surprise de tous, sortit vainqueur de la confrontation et se posa en digue solide face à l’envahisseur.

Les media saluèrent et bénirent cet ultime rempart. Ils moquèrent le délabrement d’une Gauche éclatée, qui, dans un dernier spasme décidait le 18 juin 2016 d’organiser des primaires. Les media espéraient offrir à leurs publics avides de sensationnel le spectacle d’un PS à l’agonie. On allait bien s’amuser ! Il se pourrait bien que leurs grossières railleries incitèrent les citoyens à se rebeller. Les électeurs de la « Belle alliance populaire » furent plus de deux millions à voter.

A voter Benoît Hamon.

Le 5 février 2017, la convention d’investiture de Benoît Hamon fut l’occasion non seulement d’une formidable explosion d’enthousiasme, mais aussi l’expression d’une démarche sérieuse nourrie et solidement argumentée.

Alors surgit l’espérance.