ESPERANCE

18/07/2015 15:09

 

Mon billet d’hier soir me laissait dans une grande tristesse. Je le fis lire à mon ami ce matin pour savoir si j’avais correctement traduit la gravité des enjeux en question. Selon lui mon propos correspondait à ce que nous avions discuté. Sauf que, y ayant repensé, il me signala que les « colibris » étaient une alternative intéressante, mais bien loin d’être la seule. Il me sortit alors sa carte bleue. Je ne vis tout d’abord peu de différence avec la mienne sauf que la sienne était émise par le CREDIT COOPERATIF.

Avant de monter en montagne avec ses deux enfants, il me laissa le nom de sa banque et WWW.lanef.com. « Va voir sur Internet et nous en reparlerons. » Ce que je fis bien sûr.

Or voici ce que j’ai découvert : Ces deux organismes financiers se démarquent des banques habituelles parce que toutes deux se font un point d’honneur à obéir à une éthique exigeante :

- pour la banque l’obligation de n’investir l’argent qu’elle recueille de ses clients que dans des projets à but humanitaire, et vérifié comme tel, à la moralité irréprochable. (https://www.credit-cooperatif.coop).  Cette condition étant impérative, cette banque offre les mêmes services que les autres, et mêmes davantage, appliquant cette éthique dans les relations avec leurs clients.

- pour « la nef », leur métier est de prêter, mais uniquement à des particuliers ou des entreprises, existantes ou à créer, qui obéissent aux mêmes critères d’utilité respectant les valeurs humaines et environnementales.

Je visionnai un documentaire co-produit par ADR productions et France 2, diffusé le 13 novembre 2012 à 23h50, dans l’émission Infrarouge. Convaincant ! Je fus convaincu. https://www.lelabo-ess.org/?France-2-diffuse-un-documentaire

C’est alors que je me souvins d’avoir fait une semblable démarche voici quelques décennies, mais à l’époque, j’avais été découragé par les formalités à remplir pour changer de banque, la première ne lâchant pas facilement ses clients, trop bonnes vaches à lait, et accumulant les obstacles. J’avais renoncé. Or là, avec le Crédit coopératif, je vois qu’il prennne gratuitement en charge, si nous le souhaitions, ce fastidieux travail.

Ayant lu une première fois une bonne partie des documents, j’alpaguai l’ami au retour de sa balade en montagne pour lui dire ma joie de découvrir l’existence d’économies parallèles compétentes permettant d’éviter d’alimenter les banques scélérates au service non des humains mais de la Finance.

C’est alors qu’il m’expliqua que, lorsqu’il créa voilà plus de cinq années l’entreprise qui le fait à présent se déplacer dans le monde, il fit appel à ces deux organismes qui lui permirent non seulement de rester fidèle à sa propre éthique mais de participer à sa promotion. Et depuis il ne peut que se féliciter de ce choix, m’a-t-il affirmé, et là je le crois.

Ainsi, l’avenir sombre, voire de désespérance, auquel mes petits enfants semblaient condamnés, laisse entrevoir dans un système d’une barbarie inouïe, une trouée grâce à laquelle on peut espérer si nous nous y mettons tous, abattre l’Hydre que nous décrit si bien François Morin.

Demain est dimanche, mais nous contacterons dès lundi les deux organismes en question.