Et l'Islam ?

10/05/2016 08:14

 

 

Je tiens tout d’abord à rappeler que je ne suis ni historien, ni spécialiste de l’Islam. J’ai eu comme amis proches des personnes musulmanes mais nous avions suffisamment de sujets de conversation passionnants pour ne pas parler religion, ma position étant arrêtée depuis belle lurette. Mon approche aurait été, comme pour mon ancienne religion chrétienne, plus ethnologique que théologique.

Autrement dit, je ne sais de cette religion que ce que chacun peut trouver sur Internet, mais  ma curiosité m’a fait lire bon nombre d’articles à ce sujet dont des articles de l’historienne Jacqueline Chabbi, parus dans le Monde des religions.

Or, ce que j’ai pu lire m’a appris que cette religion, est notablement la plus jeune des trois grandes religions monothéiques (VIIème siècle), mais qu’elle s’est beaucoup plus inspirée de la Bible et de son Yahvé redoutable que du Christianisme qu’elle ne méconnait pourtant pas, sans pour autant s’inspirer de son humanisme, trop doux pour toucher le cœur de bandits.

L’Islam est né en Arabie (actuelle Arabie Saoudite) dans la ville natale de Mahomet, la Mecque, qui était lieu de pèlerinage païen autour de la Pierre Noire, la Kaaba. Cette ville était isolée dans d’austères montagnes volcaniques et ne devait son existence que grâce au point d’eau de la Pierre Noire. Y cohabitaient en de très mauvais termes des tribus caravanières barbares qui ne cessaient de se piller, et de s’entretuer, réduisant femmes et enfants en esclavage. Mahomet qui, orphelin, avait vécu une enfance difficile, connut richesse et notabilité en se mariant en 595 à 25 ans avec une femme de 40 ans qui se trouvait à la tête d’une entreprise caravanière. Mahomet sut imposer son autorité dans ce milieu de violences inouies. 

Mais en 610, Mahomet décida de faire une pose, écœuré par l’ambiance exécrable de ces  échanges commerciaux. Il se retira dans le désert pour réfléchir sereinement à la situation en ne prenant comme toute nourriture que les feuilles fraîches d’une plante locale. Or cette plante, le khat, est actuellement considérée comme une drogue, psychotrope, aux effets semblables à ceux des  amphétamines, ce qui peut expliquer que l’archange Gabriel ait pu faire entendre à Mahomet, illettré,  des paroles de sagesse que des scribes retranscriront. Il s’agira d’avertir les tribus du châtiment apocalyptique qu’elles encourent si elles ne s’amendent pas. Ce message transmis deviendra le Coran (du mot arabe qur’an = parole révélée) donnant naissance à cette nouvelle religion, l’Islam, qui signifie « résignation, soumission, reddition » (à la volonté divine).

Mais imposer à des bandits sans foi ni loi, d’une cruauté sans pareil, une vie vertueuse fut  totalement impossible, même en brandissant la menace des pires catastrophes.  Mahomet échoua. Il fut chassé de sa ville et se réfugia à Médine. Cette ville plus tolérante entendit le  message. Une communauté de foi fervente se constitua. Une cohorte de fidèles força en 630 l’entrée de La Mecque et imposa par la force Mahomet comme étant le Prophète. Celui-ci mourut deux ans plus tard. Sa religion qui apaisa une région tourmentée se répandit vite et eut alors le succès que l’on sait.                                                                         

La naissance de l’Islam apparait donc comme étant le message d’un homme que l’expérience a rempli de sagesse mais qui, atterré de voir des tribus s’entredéchirer et semer le malheur, ne peut parvenir à faire cesser cette violence qu’en imposant une terreur autrement plus redoutable : Mahomet se fait le porte-parole d’un être terrifiant au-delà du raisonnable, jamais encore vu, Allah, le seul dieu, tout puissant, qui impose des conditions de vie drastiques à respecter scrupuleusement sinon le peuple court vers une horrible destruction.

Or la rigueur de cette religion n’est acceptée même par les pires bandits que parce que le tout-puissant qui l’impose fait partie de la compagnie des marionnettes du théâtre intime que chaque humain construit dès sa naissance pour s’approprier le monde, apprivoiser l’univers.

Mahomet a très intelligemment fait appel à ce personnage pour pacifier une région chaotique.

 L’Islam impose une soumission absolue, une reddition sans condition, une résignation parfaite à un terrible personnage de notre petite enfance projeté au firmament des adultes, le seul véritablement redoutable parce qu’innommé, irreprésentable, insaisissable. Sévère, mais terriblement rassurant. Il fallait ça pour contenir les appétits de féroces barbares.