Fabuleux bouleversement planétaire ?

03/06/2017 08:16

 

Je ne pense pas me tromper en ouvrant ce billet par un titre qui pourrait paraître extraordinairement pompeux, mais j’estime que ce titre souligne l’immense changement qui vient de s’opérer en quelques jours sous nos yeux.

Tout un peuple, en l’occurrence la France, vient à peine d’accorder sa confiance à un homme, Emmanuel Macron, en l’élisant Président, que celui-ci, libre de tout code diplomatique, c'est-à-dire ne se soumettant pas à la coutume qui veut qu’entre chefs d’Etat  se pratique la « langue de bois », établit immédiatement avec les deux « grands » de ce monde, un contact de vérité totalement surprenant.

Avec le Président des Etats-Unis d’abord : Il ne se laisse pas intimider par la compétition physique d’une poignée de mains « virile » dont il semble sortir vainqueur. Puis plus sérieusement,  devant la décision de Trump annoncée le 1er juin de sortir son Pays de l’Accord de Paris acquis à la suite des négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), le président de la République s'est exprimé depuis l'Elysée dans une allocution télévisée. « Je respecte cette décision souveraine mais je la regrette et je considère qu'il commet là une erreur pour les intérêts de son pays et de son peuple et une faute pour l'avenir de la planète. Si nous ne faisons rien nos enfants connaîtront un monde fait de migration de guerre et de pénuries…  Ce soir les États Unis ont tourné le dos au monde mais la France ne tournera pas le dos aux Américains", a-t-il plaidé en estimant qu'il n'y avait "pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B".

S'adressant ensuite en anglais aux Etats-Unis, Emmanuel Macron a répété une partie, intransigeante, de son discours, en invitant les états et les particuliers à œuvrer pour la planète, éventuellement, en venant travailler en France.

Auparavant, lors de la réception de Poutine à Versailles, Emmanuel Macron avait abordé avec son hôte des sujets auparavant tabous (presse russe et propagande, immiscions russes dans la campagne présidentielle française, annexion de la Crimée, relations avec l’Ukraine…

Autrement dit, en n’hésitant pas à parler en vérité avec les deux « grands », Macron n’allait-il pas inaugurer une nouvelle pratique de la politique internationale.

Selon les spécialistes, Macron aurait effectué jusqu’alors  un parcours sans faute. Espérons qu’il n’y mettra pas fin en s’adonnant à des blagues plus que douteuses car foncièrement racistes du type : « Kwassa-Kwassa pêche peu, il amène du Comorien ! » Chasser le naturel, il revient au galop ?

Ce serait dramatique !