idée de cadeau

06/12/2015 11:30

Chers amis,

Voici qu’arrive, avec les rigueurs de l’hiver, la magie de la période des cadeaux. Mais ce plaisir peut être atténué par l’embarras du choix. Que vais-je pouvoir offrir qui plairait vraiment ? Souvent le cadeau que l’on fait est celui qu’on aimerait recevoir. Or l’autre étant intrinsèquement différent, il se peut que ce soit plus l’intention que l’objet qui touche la personne. Si le besoin de certitude vous taraude, le mieux serait d’essayer sur vous. Je vous suggère de vous offrir un de mes livres. Puis, y ayant goûté, vous pourrez courir le risque, en connaissance de cause, d’oser ou pas adresser la chose à la personne souhaitée.

De plus, aspect non négligeable, vous comptant parmi mes amis, ou au moins mes connaissances, j’imagine que l’idée de me faire également un présent pourrait vous advenir. Alors là, pas de souci, c’est très simple : le seul fait de me lire ou bien d’en donner à d’autres l’occasion, me ferait grand plaisir.

 Lorsqu’après avoir (presque) terminé la restauration de ce qui est  devenu notre maison, et ayant découvert le traitement de texte, je me suis mis à écrire, et ce fut la passion. Voilà quinze ans que ça dure.

 J’écrivis pour moi, pour mon seul plaisir, pour m’adonner à la magie de l’écriture, jongler avec les mots, sortir du néant des personnages qui sans moi n’auraient pas existés, créer des événements sordides ou magnifiques sans quitter mon fauteuil et l’écran de mon ordinateur. Je découvrais la jouissance de la création. Bref j’ai soigné l’athéisme dont je fus atteint lors de ma seconde vie.  Mon éducation avait d’abord fait de moi un fervent croyant, catholique  pratiquant. Jésus était un compagnon de tous les instants. Mais adulte, il me parut évident que ce Dieu n’existait pas. J’ai dû constater, ébahi,  que le Dieu de mon enfance n’est pas celui qu’on croit, que ce dieu existe vraiment mais qu’il est un humain, qu’il est chacun de nous. Nos sommes tous des créateurs, des petits dieux bien fragiles, qui ont d’éternel ce que nous héritons de nos ancêtres, et d’immortels ce que nous transmettons. Nous sommes lares et pénates à la fois, ce qui nous protège peut-être d’être de ces démons malveillants qui ne cessent de roder ces jours-ci.

J’ai donc écrit.

Puis, mes amis de la « Pensée vagabonde » ont publié chez « lulu.com » un de mes écrits, et pas n’importe lequel, « l’inattendue ». Un récit tardif que les précédents ont rendu possible. Celui par lequel j’ai pu me réapproprier un peu du drame familial, la naissance d’une fille trisomique, fille à laquelle je dois énormément. Des lecteurs ont réagi. S’est alors amplifié chez moi le désir d’être lu. D’où cette lettre.

La lecture de « l’inattendue » est pénible tant elle est violente, mais d’autres écrits sont, selon moi, plutôt drôles, ou bien même distrayants, comme le sont les polars que l’on déguste le soir à l’abri de la couette, d’autres franchement sombres, comme peuvent l’être certains moments de la vie.

Mais il est un roman qui me tient tout particulièrement à cœur, c’est celui qui a pour titre « le serment » (ou  « a democrat named Jesus »).  Me restait le tendre souvenir de ce Jésus qui m’avait aidé à grandir. Il sommeillait en moi. Je le laissai dormir. Puis  l’utilisation qu’en firent des « intégristes » à propos du « mariage pour tous » me révolta et réveilla l’ami. Jésus est un personnage historique dont nul spécialiste sérieux ne met en cause l’existence. Et ma question fut : « Comment cet homme put, en si peu de temps, marquer à ce point l’humanité entière ? »

Je crois que le travail obstiné que mes collègues psychodramatistes et moi-même avons effectué auprès d’adolescents durant de longues années m’a permis d’apporter ma réponse, une parmi d’autres. Elle peut se résumer ainsi :

Ayant bénéficié d’une éducation exceptionnelle grâce à des parents extraordinaires, Jésus adolescent se révolta contre l’atrocité de certaines lois de son pays et fit le serment de créer une société dont le principe fondateur serait « Aimons-nous les uns les autres ».

Il s’agissait d’un projet politique. La suite, on la connait. Voici donc le roman que j’aimerais voir lu et discuté. Noël pourrait en être l’occasion n’est-ce pas ?

Un livre, ça plait ou ça ne plait pas. Je suis le moins bien placé pour estimer la qualité de mon écriture, et l’intérêt des thèmes développés. Seul, le lecteur, la lectrice le sait. Mais encore faut-il être lu. Or je suis mon propre éditeur et ai peu de moyens et surtout de compétences commerciales. Alors je m’adresse à mes amis, et aux amis d’amis.

Si ma proposition vous accroche, il vous suffit de vous rendre sur mon site « www:// jean-marie-charron.net ». A  la page « bibliographie », vous disposerez d’informations que vous pourrez concrétiser en cliquant sur la bannière « lulu ». Presque tous mes livres-papier (autour de 15 euros) sont aussi édités en e.book (3 euros)

Voilà, amis, futurs lecteurs/lectrices ou pas, j’en profite pour vous présenter mes vœux de bonne année, et pourquoi pas, un joyeux Noël. 

 Jean-Marie Charron, la Saint-Nicolas 2015.