Je voterai pour ...

13/12/2016 13:04

 

Je voterai pour…

Je voterai pour le candidat ou la candidate qui refusera de nous vendre du vent.

Je ne voterai pas pour le candidat d’un milieu fortuné ou aisé, désirant, probablement sincèrement le bien d’un peuple dont il ignore tout des difficultés quotidiennes qui briment les gens. Or, de fait, et depuis la révolution française, ce sont « les élites », c'est-à-dire ceux qui possèdent argent et savoir, qui dirigent le pays. La grande majorité de ceux qui rédigent les lois qui modèlent le quotidien de tous, sont des cadres supérieurs, disponibles, voire oisifs car rentiers, et qui ne tirent pas le diable par la queue. Ils le tireront d’ailleurs d’autant moins que les élus sont confortablement rémunérés et ont vite fait de vivre dans un mode fictif.

Je ne voterai pas pour le candidat qui déverse un torrent de décibels sur une masse de supporters qu’il tente d’anesthésier en hurlant, selon la pédagogie classique du « enfoncez-vous ça dans la tête » ?

Je ne voterai pas pour le candidat qui se dit sortir du peuple et mieux le comprendre que les autres alors qu’il s’en sert comme d’un marchepied pour enfin exister.

Je ne voterai pas pour…

Mais je voterai pour la personne qui s’engage, si elle est élue, à donner enfin concrètement à la France son véritable statut de démocratie.

Auparavant, même si beaucoup s’y essayaient honnêtement, la mission, faute de moyens techniques, était irréalisable.

Or aujourd’hui, créer une véritable démocratie est techniquement possible.

Si d’abord, on compare la France aux USA (d’avant Trump) qui- pour 300 millions d'habitants, comptent 100 sénateurs et 435 représentants, alors que la  France pour 60 millions d'habitants, possèdent 350 sénateurs et 577 députés, nous ne pouvons que constater que notre pays vit exagérément au dessus de ses moyens. Egalement dans son gouvernement. Alors que de plus en plus de citoyens doutent de l’utilité des sénateurs, si ce n’est qu’en général, ils résistent aux innovations, il serait raisonnable de ramener le nombre des députés à 600, pour 60.000.000 d’habitants.

Par ailleurs, Les revenus de chaque citoyen sont désormais accessibles. Les services des impôts connaissent en principe, au centime près, leur montant. Et comme il y a en France une minorité de très riches, une grosse minorité de personnes aisées, et une grande majorité de personnes qui parviennent à vivre correctement, mais sans oublier le 5 à 8 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, il est devenu possible de répartir les électeurs en trois catégories :

Les fortunés, les aisés, la base

Chacune de ces catégories se verrait représentée par un nombre proportionnel de députés.

Ainsi 1/6 pour les fortunés, 2/6 pour les aisés, 3/6 pour la base. Ce qui reviendrait à compter :

Fortunés : 100 députés           bleu

Aisés       : 200 députés ……..blanc

Base          300 députés……...rouge

La chambre des députés représenterait plus exactement qu’aujourd’hui la physionomie de la population française, et chacun se verrait, à travers elle, davantage reconnu.

PRATIQUEMENT : Pour organiser les élections par catégorie, une couleur les distinguerait, celle du drapeau français. Tout le matériel nécessaire à une élection (carte de chaque électeur, panneaux d’affichage des candidats et leurs tracts, bulletins, urnes…) porterait la couleur de leur catégorie.

Auparavant, un tel dispositif était techniquement impossible à organiser. Aujourd’hui, plus rien n’empêche, si nous le voulons, de créer une véritable démocratie qui permettra à tous de se faire entendre. Les personnes qui estimaient que « élection, piège à cons » ne pourront plus le penser et donc auront à cœur de faire entendre leur voix. D’où probable baisse sensible de l’abstention.

Pour donner un exemple concret de revendication que j’aimerais faire entendre et qui ne l’a jamais été : que toute personne qui quitte le système éducatif sorte avec au moins un diplôme en poche, le permis de conduire, indispensable de nos jours, et qui est aussi un permis de se conduire en citoyen responsable. De plus, ce diplôme, en plus du fait qu’il serait l’occasion d’acquisitions de notions de mécanique, permettrait d’intéresser des jeunes qui ont quelque difficulté à estimer l’utilité de la connaissance.

Alors, si une personne se présente à la candidature de la présidence de la république en défendant ce programme, sûr que je vote pour elle. J’aurai la certitude de ne pas voter pour une oligarchie, et encore moins pour une autarcie. Vive la République.