Jean-Luc Mélenchon, une énime

26/06/2017 14:02

 

Cette personne, mais ne devrait-on pas plutôt dire « ce personnage » est devenu quelqu’un d’incontournable dans le paysage politique français de ces dernières années. Je ma suis aperçu que je n’étais pas le seul à éprouver à son égard un sentiment d’attraction/ répulsion. Attraction due à la richesse et percussion de son vocabulaire, à son apparente sincérité aussi, et répulsion pour la violence du discours, entraînant la question de savoir s’il ne s’agit pas d’un fond de haine envers ses adversaires, dont le capitalisme ne serait que prétexte.

Voici un exemple tout récent et banal de violence verbale qu’utilise couramment  JLM dans beaucoup de ses discours et qui fait son succès auprès de gens qui ont envie de mordre.

Jeudi 22/VI/2017

Amitié, affection et respect pour le sang-froid de Danièle Obono, députée de Paris, agressée sur les plateaux de télé par des chiens de garde médiatiques qui ne se rendent même plus compte que leur machisme est teinté d'une forme de racisme insupportable. Solidarité avec elle face au déchaînement de haine venant de l'extrême droite ainsi déclenché par les employés des neuf milliardaires qui contrôlent 90 % de la presse. JLM

Alors je suis allé voir de plus près sur Wikipédia le parcours public de cet homme et j’y ai découvert, très surpris, une longue, incessante et étonnante suite de ruptures. Je les ai relevées et pour l’instant me contente d’en faire le constat.

Un parcours fait d’une longue suite de ruptures :

Le père, receveur  au PTT, sa mère, institutrice, sont tous deux français d’origine espagnole (Mélenchon, avec accent sur le o.)

1962 : divorce de ses parents.

JLM quitte avec sa mère l’Algérie pour la France. Se retrouve dans le Jura.

1969, bac en poche, s’inscrit en Fac de Lettres à Besançon et adhère à l’UNEF qui est travaillé par l’AGEB-UNEF. JLM s’oppose à ce courant et quitte l’UNEF.

JLM rejoint l'Organisation communiste internationaliste (l’OCI) courant trotskiste d'obédience lambertiste.

JLM anime l'UNEF-Renouveau contre le courant syndical issu de l'Union des étudiants communistes (UEC)   contre celui de la direction nationale, issue du PSU.

Il devient président de l'union locale étudiante (UGEB), puis intègre le bureau national de l'UNEF-US en 1974.

De 1972 à 1979, JLM est le dirigeant de l'OCI à Besançon.

Pendant ces années, sous le pseudonyme de « Santerre », ( Sans terre ?, s’enterre ?)… il participe à toutes les luttes étudiantes et ouvrières du Jura — en particulier la grève des Lip.

JLM prend ses distances avec la conception léniniste du parti. Il est radié de l’OCI.

JLM quitte Besançon à la recherche d’emploi à Lons-le-Saunier et adhère au PS mitterrandiste en septembre 1976.

Il y occupe très vite des responsabilités locales (secrétaire de section adjoint de Montaigu) et départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PS-PCF ; c'est l'époque où le second rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement.

En 1981 au congrès de Valence il devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l'Essonne, ce qui le conduit au poste de premier secrétaire de cette fédération— il conserve cette fonction jusqu'en 1986.

JLM se positionne à la fois contre la Deuxième gauche rocardienne et le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES) de Chevènement, contre la rocardienne Marie-Noëlle Lienemann, par associations locales et radios interposées. Ainsi, quand cette dernière crée Radio Massy-Pal, JLM fonde Radio Nord Essonne.

JLM publie « Données et arguments » qui sera le creuset d'un courant ancré à la gauche du parti.

En 1983, il intègre la loge franc-maçonne Roger Leray du Grand Orient de France (GODF) où il a comme thèmes de prédilection l'idéal républicain et la défense de la laïcité. Il renoue ainsi avec la tradition familiale, paternelle et grand-paternelle, mais, la Loi Savary advenant, il trouve le GODF trop mole dans ses engagements. Ainsi il refuse de participer aux « fraternelles parlementaires », les estimant comme étant une « déviance grave, un attentat contre la République ».

Il est élu sénateur lors des sénatoriales de 1986.

Je pense poursuivre mon constat…