La bombe de Nagasaki

17/08/2015 13:02

Avant que l’opinion publique ne s’empresse d’oublier les horreurs des bombes atomiques et ne s’intéresse plus qu’aux divers championnats, quelques dernières questions, trouvées ici ou là :

« Pour la première fois, des témoignages intenses et lourds rétablissent les vérités historiques. Les agents des services secrets tokyoïtes, les techniciens qui ont travaillé sur la bombe, un des pilotes de l’avion « Necessary Evil » (qui a transporté la bombe larguée sur Hiroshima) ou les survivants qui s’expriment sont unanimes : la guerre aurait cessé même sans l’arme nucléaire.       « Juliette Redivo  La Croix 3/8/15

Le président Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur, Harry Truman, reprend à son compte ce projet. Il présente pour les Américains l'avantage d'anéantir le Japon sans l'aide de Staline, qui ne lui a pas encore déclaré la guerre, et de faire étalage devant le dictateur soviétique de toute leur puissance militaire.

Hérodote.net Publié ou mis à jour le : 2015-08-11 00:04:34

Qu'une telle décision ne soit en aucune façon motivée par la volonté de précipiter la fin de la guerre avec le Japon est également attesté par une conversation entre le physicien Léo Szilard, l'un des pères de la bombe, et le secrétaire d'État américain, J. Byrnes. A Szilard qui s'inquiétait des dangers de l'utilisation de l'arme atomique, J. Byrnes répond qu'il "ne prétendait pas qu'il était nécessaire d'utiliser la bombe pour gagner la guerre. Son idée était que la possession et l'utilisation de la bombe rendraient la Russie plus contrôlable".

In «Hiroshima Nagasaki. La pierre et le sabre Bourges iaido »

 

«  Le 17 juillet, au moment de la rencontre de Postdam avec ses alliés, Truman écrit dans son journal : « Staline entrera en guerre avec les Japs le 15 août. Ce sera la fin des Japs. » Le lendemain, apprenant le succès du premier essai nucléaire américain à Alamagordo au Nouveau-Mexique, il écrit : « Les Japs se rendront avant que la Russie n’entre en scène. Ils le feront quand Manhattan tombera sur leur pays. » La décision est alors prise dans l’esprit du président. Préparant la guerre froide, il veut envoyer ce message à la Russie de Staline : les États-Unis sont la seule puissance capable d’utiliser l’arme ultime. » …

« Le président américain plaide qu’il veut épargner des milliers de vies américaines lors d’une éventuelle invasion du Japon. Il exagère grossièrement le nombre de victimes potentielles. Pire : il est parfaitement conscient du caractère exceptionnellement destructeur des bombardements atomiques. Les 6 et 9 août 1945, il signe l’arrêt de mort de 150 000 civils : un carnage inutile en plus d’être éthiquement irrecevable. »

In « Le Devoir » 17/08/2015

Pour ma part, j’ai lu sur Internet un texte que je ne parviens pas à retrouver. Il était question de la connaissance des services secrets japonais du vol d’un bombardier solitaire se dirigeant vers Nagasaki. Le Gouvernement est averti et ne réagit pas lors qu’il aurait été possible semble-t-il de l’abattre.

Cette inertie est-elle dû au fait que le Conseil Suprême restreint était en réunion extraordinaire, occupé à traiter l’information de la déclaration de guerre des russes ?

Ou bien, s’agissait-il pour les japonais de laisser les américains anéantir la population civile de Nagasaki pour détourner l’attention des tribunaux sur les Américains déclarés « indubitables criminels de guerre » ?

Le quatre-vingtième anniversaire de cette dramatique et honteuse farce apportera peut-être des réponses à ces multiples questions et le repentir officiel du peuple américain ?