Le journal d'un frontiste 12/ 03 / 2057

12/03/2017 10:24

 

Ainsi François Fillon se réveilla lucide, mais très surpris de se trouver dans une cellule de dégrisement. C’est seulement alors qu’il apprit la nouvelle.

A part un ou deux journaux frontistes, la presse exprimait en gros titre sa stupéfaction, reflet selon elle de celle des lecteurs. Beaucoup avaient mal digéré l’énorme faute de Fillon, surtout ses violentes attaques envers la Justice et les Institutions, et espéraient qu’elle serait fermement sanctionnées, mais la peine de mort semblait à beaucoup hors proportion, pure déraison. Le peuple aurait-il élu une folle ?

Une présidente a-t-elle le droit de prendre une décision interdite dans la Constitution : la peine de mort ayant été abolie en France, par François Mitterrand  en 1981 ! (Article 66.1)

Quels sont donc les fondements qui justifient la raison d’Etat que certains juristes reconnaissent ? Des philosophes se reportèrent au livre V d’Ethique à Nicomaque d’Aristote qui invoque un « bien commun » supérieur à la morale et au droit, ce que, de son côté soutient Platon dans « la République » s’interrogeant sur les droits de ceux qui nous gouvernent. D’autres rappellent la position de romains comme Cicéron pour lesquels le salut de la Patrie est la loi suprême. Cette loi non écrite permet de violer les lois positives existantes allant à l’encontre du bien suprême…De nos jours, affirment des spécialistes contemporains, l’Etat remplace la divinité. Il veille au bien-être des peuples et sa raison ne peut-être la leur. Ainsi certains ont pu affirmer que l’Etat a toujours raison. Les frontistes estimèrent que puisqu’une personne, Marine Le Pen, représente légitimement l’Etat, ses décisions prise au nom de celui-ci s’imposent sans discussion possible !

Des juristes et des constitutionalistes éminents approuvèrent la décision « Dura lex, sed lex ! ». Ils restèrent en France.

Les chroniqueurs résumant la question plus prosaïquement, avancèrent que Le Pen voulut s’imposer par la terreur d’un geste hors norme, qui casserait toute velléité de rébellion. Puis ils firent partie de ceux qui, nombreux, passèrent la frontière.