Le journal d'un frontiste 15 mars 2057 fiction

15/03/2017 00:07

 

L’hémorragie des cadres avait pénalisé les entreprises mais donna à beaucoup de personnes effacées la chance de trouver des solutions. L’organisation en coopératives ou autres dispositifs transformèrent la qualité des relations professionnelles. D’autant que les parlementaires  adoptèrent en première lecture le nouveau code du Travail élaboré au sein du GR. PACT. Ainsi, des employé et ouvriers, auparavant purs exécutants déresponsabilisés, se révélèrent à eux-mêmes et aux autres des compétences qu’ils avaient ignorées. Seules les entreprises de haute technologie qui se nourrissaient de compétences pointues ne purent pratiquement pas survivre.

 

La dette de la France aurait dû atteindre des sommets si ne s’étaient développées rapidement de nouvelles filières. Car si une partie du réseau policier faisait régner la terreur frontiste, la plupart libérée de la pression hiérarchique réconciliait le peuple avec ses policiers. La conséquence en fut de rassurer les touristes étrangers, très bien accueillis par la population. Faisant devant mauvaise fortune bon cœur, tout le pays se mobilisa autour du tourisme et le professionnalisa. La France se transforma en un vaste musée à ciel ouvert.

 

Des châteaux et villages historiques se relevèrent, créant  beaucoup d’emplois de proximité. Le retour à la terre avec la généralisation des cultures ‘bio’ acquirent une renommée internationale. Les exportations explosèrent. L’essor du  petit artisanat, la résurgence de métiers anciens, la multiplication des espaces voués à l’équitation, le développement du thermalisme, mais aussi la sortie du nucléaire et l’arrivée massive des énergies propres, le solaire, l’éolien, l’isolation parfaite du bâti …donnèrent du travail à beaucoup, non délocalisable par essence, réduisant à zéro les chiffres du chômage. Des « cercles cordiaux » se créèrent dans chaque commune, alimentant en idées et critiques  les divers Conseils. Le cœur de la France se remit à battre puissamment.

 

La sagesse et l’humour de la population permirent de supporter les obstacles, tracasseries et la sourde angoisse que génère toute dictature, même parlementaire. La pratique du ‘second degré’ s’affina dans le quotidien mais surtout dans l’espace culturel. Les théâtres de verdure, déjà nombreux, se multiplièrent, favorisant la création et le bonheur du partage.

  Ainsi le gouvernement Hamon ouvrit une période d’une calme mais efficace sérénité, tout en œuvrant habilement au niveau de la politique internationale. Le ministre des affaires étrangères se battit pour la création d’une assemblée démocratique européenne, issue des élus nationaux. Il obtint la renégociation de la dette des pays européens. Finalement, la Résistance au fascisme s’organisant discrètement, Hamon avait réussi son pari de faire battre le cœur de la France sans arythmie, et les jeunes retrouvèrent le bonheur d’un avenir possible. Ils purent d’autant plus facilement se loger correctement que la fuite de cerveaux avait provoqué une forte baisse du prix de l’immobilier, en réquisitionnant les logements vides.

Marine Le Pen eut l’intelligence, vue son inexpérience quasi-totale d’une gestion démocratique, de faire profil bas. Ce qui eu pour conséquence d’offrir aux Français de goûter un quinquennat d’une rare quiétude.

Cependant la Présidente n’avait rien perdu de vue ses objectifs de mettre la France au pas.