Le journal d'un frontiste 18/ 03 / 2057

18/03/2017 00:16

 

Voici comment le piège s’est refermé sur la population en ce sinistre 1er avril 2022 :

Pendant que Hamon et son Gouvernement redressait la situation du Pays, menacé par la fuite  de la prétendue élite, la Gouverneure avait tissé sa toile d’araignée, faite des réseaux paroissiaux et diocésains catholiques et d’une couverture policière civile issue du Parti.

 Pendant ce temps, donc, Benoît Hamon et son gouvernement avaient organisé de bonnes conditions de travail pour tous, brisant le cercle infernal de la surconsommation, faisant de la France un lieu d’équilibre entre labeur et loisir. Les habitants découvraient, libérés d’une hiérarchie harcelante, toujours insatisfaite et poussant au rendement intensif, un art de vivre fondé sur la simplicité, la respiration. Le travail se muait en plaisir et l’effort en source d’équilibre.

L’incident de la France devenue officiellement « catholique » en avait surpris plus d’un, mais ça faisait plus d’un siècle que l’Etat et sa laïcité avait convaincu les citoyens des bienfaits de la coexistence sereine et d’une diversité fructueuse, alors libre aux croyants de croire, et aux autres d’aller à la pêche sans que ce soit péché.

Marine Le Pen, assistée de son vicaire protonotaire apostolique, Monseigneur Wéber, reprit la découpe du Pays en archidiocèses, diocèses et paroisses pour élaborer  la nouvelle Constitution de l’Etat français.

Il était question pour Le Pen, après le lamentable spectacle offert par certains politiciens lors de la campagne présidentielle de 2017, de réformer profondément les mœurs politiques, pour un retour aux valeurs traditionnelles. Il s’agirait de garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie chère au Maréchal Pétain en changeant la Constitution de 1958. S’inspirant du cadre formel de cette Constitution bientôt obsolète, les titres et articles vidés de leur contenu furent répartis entre une multitude de groupes. La mission était de trier parmi une infinité de propositions  celles qui permettraient d’élaborer un document cohérent qui fixerait les conditions de la vie individuelle et sociale d’une France « évangélique ».

Le « bon pape François », décédé, avait été remplacé par un cardinal plus conforme à l’orthodoxie traditionnelle et Le Pen obtint de lui que soient remplacés les évêques progressistes et récalcitrants. Aussi, l’élaboration de ce travail de bénédictin fut-il plus fluide. Les rédactions multiples furent collectées et synthétisées dans divers séminaires sous le regard d’éminents théologiens puis centralisées et mises au propre à l’archidiocèse de Paris, sous la direction de l’Assemblée des évêques et cardinaux  de France, en accord avec de brillants constitutionnalistes. Cet énorme travail nécessita donc quatre années pour obtenir un texte définitif, paraphé par la Gouverneure et qui prit le nom de « Constitution de l’Etat français du 1er avril 2022 », jour de sa promulgation.

Ce 1er avril, tandis que Madame la Gouverneure discourait, dans chaque lieu de décision important, préfectures régionales, départementales, sous préfectures et autres points stratégiques, les occupants des lieux furent informés qu’ils devaient libérer leur logement de fonction. Les remplaçants frontistes assistés de policiers, de militaires veillèrent au bon déroulement de l’opération et les remplacèrent sur le champ. Tout se passa sans aucun incident notoire. En tant que personnage détenteur de l’autorité, quelle qu’elle soit, on sait reconnaitre le Pouvoir et s’y soumettre au besoin.

Les expulsés de leur logement disposèrent de 24 heures pour passer la frontière.