Le journal d'un frontiste 9 mars 2057

09/03/2017 11:31

 

Selon Benoît Hamon, la facilité est bien évidemment d’imposer son point de vue sans discussion possible. La dictature est plus aisée que la démocratie. Or la première mise en place du système commence dès le rapport parents/enfants. Les parents de tous milieux n’ont aucune difficulté à imposer leur force physique et psychiques à leurs enfants : coups, fessées, gifles, humiliations, moqueries, hurlements, sanctions de toutes sortes, qui peuvent entraîner la mise à mort, physique ou psychique. La maltraitance parentale est un mal rarement dénoncé et puni, et pourtant quasi universel. Ecrasent aussi les méthodes plus doucereuses d’endoctrinement à travers l’éducation,  la culture, les sports…Ainsi se construit le moule dans lequel se couleront toutes les autres relations. Très souvent détestables !

Tout ce qui fait différence est attaqué, d’où l’immense succès du FN, qui incite à la haine de l’autre. Mais aussi l’attirance malsaine d’une Droite bien chrétienne, filloniste, avec son homophobie et sa misogynie relayée par l’intolérance de « sens commun » et de « Manif pour tous ».

La parole de Hamon fit mouche. Elle clarifia le statut de Macron qui avait choisi répression et non le pari de la confiance. Il était bien de Droite.

Les sondages confortèrent la seconde place de Hamon, talonnant d’à peine un point le FN.

Devant le succès de Hamon, Mélenchon entra dans un accès de si grande colère que ses proches craignirent pour sa santé. Ils le virent s’étouffer comme quelqu’un qui fait une « fausse route ». Et pourtant il aurait dû être le mieux placer pour rester serein car il avait ceci de très particulier que contrairement aux autres il était le seul à ne surtout pas vouloir être président. Seuls ses aficionados semblaient ne pas l’avoir perçu. Cet homme ne pouvait que se complaire dans l’opposition. Accéder au trône était pour lui inenvisageable. Physiquement insupportable. Il se serait senti coupable de trahison envers la classe ouvrière à laquelle il se disait appartenir et qu’il pensait représenter. Lui devenir un cadre ? Impossible !Il était du côté de l’ouvrier. Et puis ce serait s’exposer à de multiples attaques. Attaquer il adorait, être attaqué, il n’appréciait que très modérément. Il préférait la place de fou du roi autrement plus confortable et plus sûre.

Sans  relâche il labourait le champ des électeurs pour semer la haine incoercible qu’il nourrissait envers un PS qu’il avait quitté, afin de priver celui-ci du maximum de voix et de le laisser pour mort. Etre le croque- mort du PS était son objectif, et le souci des travailleurs, un prétexte. Et puis il avait  découvert la jouissance suprême d’être adulé d’une foule. Ça, c’est comme une drogue. Quand ça vous prend, ça ne vous lâche plus.

Alors il  s’amusa à présenter par jeu un programme qui, pour équilibrer la balance, avait pas mal de points commun avec celui du FN. Il poussa subtilement ses fidèles dans cette direction comme issue de secours, et ça marcha, enfin presque. Car si les chances de Le Pen augmentaient, celle du PS avec Hamon qui en début de campagne se montraient tristounettes, faisaient une remontée spectaculaire.

Le PS mort ? Bon pour le corbillard ? Hélas pour Mélenchon, non !

L’obstination de Fillon confirmée par la radicalisation des fanatiques réunis au Trocadéro, eut raison du staff de LR. Celui-ci se soumit à la volonté désormais indécente de Fillon de présider la France. Au premier tour de la présidentielle, LR réussit l’exploit de faire 5%. Mélenchon fit un très remarqué et commenté 2 % des votes et lui qui avait tant aimé les sunlights disparut définitivement après proclamation des résultats. Certains pensèrent le reconnaître en Amérique latine. D’autres…

Au second tour les électeurs de LR rejoignirent les rangs du FN, espérant convertir Marine Le Pen aux vertus cardinales du catholicisme d’extrême-droite. Et bien des gens de Droite préférèrent quelqu’un qui, au fond leur ressemblait :

le 7 mai 2017

Marine Le Pen fut élue avec 50.03 % !

Hamon recueillit 48.7 % des voix