Le loup dans la bergerie

18/10/2017 18:56

Le loup dans la bergerie

Le passage à l’Elysée du sieur Sarkozy avait laissé la pénible impression que, contrairement à la fable, cette fois, le loup avait avalé le berger et nous furent nombreux à lui secouer les puces malgré ses nombreux soutiens, internes et externes (Kadhafi) qui ne toléraient pas que l’on s’attaque au prestigieux escroc (officiellement reconnu comme tel ces jours-ci).

L’arrivée de Hollande apporta un grand courant d’air frais que, quelques bourdes aidant (déchéance de la nationalité) mais surtout l’absence de morgue monarchique exigée en place de sérieux, polarisa les mécontentements.

Et Hollande se retira.

Alors Marine Le Pen hissa Macron sur le trône.

Le peuple retint son souffle : d’où sortait cet inconnu ? Du gouvernement sortant ? Ainsi il serait de gauche ? Certaine méchantes langues laissaient entendre qu’il avait en trois mois épuisé les trois quarts du budget de son ministère en festins somptueux qui lui permettaient de remplir un carnet d’adresses fort utile, n’ayant pas comme Giscard, invité à sa table les éboueurs municipaux.

Puis des journaleux d’investigation découvrirent que notre Macron avait été banquier d’affaires chez Rothschild. Bon signe estima la droite, « il saura gérer les affaires du Pays ! » Horreur, s’écrièrent les méfiants, se souvenant du film  de Martin Scorsese. « Le loup de Wall Street ». Le loup est revenu.

Un peu tôt pour le savoir ! Attendons les résultats pour se prononcer.

Or, à présent, avec un peu de recul, nous savons.

Michel Sapin dans le Monde de ce jour démontre que tout ce qui va mieux est la conséquence directe menée sous la présidence de François Hollande alors que Macron tente de s’en approprier les résultats. Par contre « La réforme de l’ISF va à rebours de notre histoire » titre Michel Sapin.

Les 1 % des français, les plus riches des plus riches, sont exonérés d’impôts, et le manque à gagner sera payé par le reste des citoyens imposables.

Ainsi, aujourd’hui, nous savons : Le loup de Wall Street est entré dans la bergerie.