Le petit peuple a des idées à revendre !

08/12/2016 11:13

 

 

La période actuelle semble tout indiquée pour secouer vigoureusement le panier à salades des idées dans lequel un candidat à l’élection présidentielle pourrait trouver son bonheur, et surtout le nôtre, foule d’anonymes qui est pourtant la source et la raison d’être du pouvoir.

Aussi ai-je déclenché ma machine à brainstormiser tout seul et voici un exemple du résultat obtenu :

L’expression du pouvoir. L’exemple extraordinaire du parcours d’Angéla Merkel raconté dans une toute récente émission télévisuelle m’a renforcé dans la conviction que notre Etat carbure bien au dessus de ses moyens, voulant en imposer et en mettre plein la vue aux nigauds plus préoccupés par l’avoir que par l’être.

Si Angéla Merkel mérite d’être estimée la femme la plus puissante du monde, ça n’est pas par un étalage de luxe, bijoux, transports, palais, nombre d’assistants, flamboyance des discours, mais par son honnêteté, sa rigueur méthodologique, son courage, (elle n’hésite pas à jouer sa carrière en défendant des convictions personnelles impopulaires : la dénonciation des caisses noires du CDU, plus récemment les réfugiés…) et son respect des autres.

Il serait heureux que les candidats s’inspirent de cet exemple et mettent fin au faste dispendieux de l’Etat. La suppression de tout apparat inutile, son train de vie, le nombre exorbitant et superflu des élus qui coûtent très chers et sont surpayés. Peut-être même la suppression du Sénat qui souvent s’oppose à toute avancée et dont l’utilité consiste pour beaucoup à pantoufler. Ainsi, si l’on veut s’approcher de la proportion d’élus nationaux américains par rapport à la population, le nombre de 600 élus français au lieu des 927 actuels serait, me semble-t-il amplement suffisant.

Le nombre d’élus est bien sûr important, mais leur qualité l’est sans doute plus encore. Il est banal de dire que la France n’est pas une démocratie mais une ploutocratie, d’où la nécessité que les élus représentent véritablement l’ensemble du peuple.

Le régime monarchique avait tenté de créer une instance, le Tiers-état, (Nobles, ecclésiastiques, laïcs) chargée de calculer l’impôt que devraient payer les travailleurs, les seuls à gagner de l’argent. Peut-être serait il intéressant de s’inspirer de cette idée dans les faits et non dans l’esprit.

Comment élire des personnes qui représenteraient davantage l’ensemble de la société ?

 Dans notre société, la richesse, notamment financière, est devenue clivante,. Or le volume de cette richesse semble pouvoir être identifié au niveau des impôts. Ainsi il serait facile ( ?) de délimiter des seuils qui constitueraient trois classes de citoyens : super, centre, base, et d’élire dans chaque tranche des représentants dans la proportion de 1/6 pour la catégorie SUPER, de 2/6 pour le CENTRE, et de 3/6 pour la BASE. Cette proportion se retrouvant à la Chambre des députés. Ce qui ferait : 100 élus de « super », 200 élus de « Centre », 300 élus de « base ».

L’application d’une telle idée est-elle acceptable et possible ? Elle me paraît plus simple et équitable. Si elle l’est véritablement, qu’on se le dise…