LE PRIX DE LA TRANSPARENCE

27/05/2017 02:54

 

« C’est dans l’air », l’émission politique de la 5, abordait hier en fin d’après-midi, le cas de Monsieur Richard Ferrand, ministre chargé de la cohésion et des territoires et cheville ouvrière de la campagne d’Emmanuel Macron. Or une partie de l’opposition demande la démission.

Dès à présent, profitant de la campagne des législatives, certains exploitent au maximum les doutes révélés par le Canard Enchaîné et qui concernent une transaction immobilière pour laquelle et le parquet de Brest et, avant lui, le parquet national financier estiment ne pas avoir à ouvrir d’enquête, tout ayant été fait dans la légalité.

Un autre fait s’ajouterait à cette première alerte : l’emploi d’un fils comme attaché parlementaire.

Ce seul dernier point pourrait valoir suspicion, comme il a pu en avoir lors des révélations concernant Fillon. Car même si employer comme attachée parlementaire  une ou un proche n’est pas illégal, dans le cas de Fillon s’est posé la question de moralité. Or, autant la légalité est facilement repérable, encadrée qu’elle est par des textes législatifs, autant les questions de moralité sont relativement subjectives et floues et difficilement qualifiables.

Or la stupéfaction et l’indignation provoquées à juste titre dans l’opinion publique à cette occasion, alimentées par d’autres exemples relativement fréquents chez les politiques français ont déclenché chez les citoyens une exigence de transparence et de rigueur.

Si bien que le président de la République s’est engagé à ce que les membres de son gouvernement et les candidats des législatives du mouvement LREM soient irréprochables : casier judiciaire vierge, exclusion de tout favoritisme, népotisme, clientélisme, et autres conflits d’intérêt.

Or les affaires passées ont démontré que lorsqu’à la suite d’une enquête la personne suspectée est totalement innocentée, la réputation de cette personne est durablement entachée. N’est-il donc pas plus sage, tactiquement parlant, et quoi qu’injuste, que le premier ministre obtienne de Richard Ferrand sa démission.

C’est alors que le débat ardemment disputé explosa comme une baudruche sous la piquante remarque d’un des participants :

« Et si choix de la personne que l’on veut employer n’avait strictement rien à voir avec l’éthique et la moralité ? Si un ou une assistante parlementaire est accordée à un élu, c’est bien par nécessité. Des tâches à accomplir ! Pour quelle raison employer sa femme serait interdit ? Serait-ce plus « moral » d’employer une maîtresse ?

En fait, ce qui compte est que le travail demandé et qui mérite salaire soit correctement exécuté ?

D’où la nécessité de définir un statut de l’assistant, et que des inspecteurs crées à cet effet contrôlent rigoureusement le respect du contrat défini. Cette création de postes d’inspecteurs mériterait peut-être une place dans le code du travail.

Le code du travail était le second thème de l’émission. Il sembla ne devoir poser aucun problème au nouveau président…