Le PS en ordre de bataille derrière Hamon

31/03/2017 11:38

 

Hollande (selon mon hypothèse non encore vérifiée) veut transformer la vie politique française en un débat permanent, sans censure, mais dans l’écoute et le respect de l’opinion de l’autre et qui se clôt par des actes raisonnés et raisonnables. Pour cela il donne à un homme tout neuf  la chance de satisfaire le désir de la majorité des citoyens de changer les mœurs politiques séculaires génératrices de conflits : Telle serait la vocation du mouvement ’En marche’.

Pour aboutir, ce plan supposait la victoire lors de la primaire de gauche du favori des sondages, Emmanuel Valls. L’ancien premier ministre de Hollande représentant officiellement le PS et étant très probablement absent au deuxième tour des présidentielles, vue la cote des sondages, invite ses électeurs à voter Macron qui devient Président. Une nouvelle ère politique ouverte à tous les courants s’installe en douceur, qui pacifie la France.

Or, Vals est battu par Hamon dont les propositions séduisent deux millions de gens gauche qui en font le représentant du PS. Le plan capote. L’ère nouvelle serait-elle enterrée ?

Emmanuel Vals panique. Il quitte le PS et se réfugie chez Macron. La précipitation de quelques personnalités de Gauche à rejoindre, sans explications plausibles, le mouvement de Macron, sonne comme un manquement grave, notamment de la part de Vals, mauvais perdant. Les gens de gauche ne comprennent pas et hurlent (moi le premier) à la trahison. Le rejet de ces caciques, inexplicable pour les petites gens de gauche, est très violent. Beaucoup de partisan de Hamon hésitent à engraisser les rangs des opposants systématiques de Mélenchon.

Les chances de Hamon à la présidence vacillent.

Hamon allié de Mélenchon ? Il ne faut pas y compter. Ce dernier ne peut viscéralement que faire cavalier seul. « Ni Dieu, ni maître, juste une foule qui m’adore. » semble être sa devise.

Or d’une lettre « Nous sommes socialistes ! » Jean-Christophe Cambadélis lève tout doute : « Notre position est simple : Benoît Hamon est le candidat issu de la primaire, légitimé par une convention unanime du Parti socialiste. Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. » Et de citer les quelques transfuges, parmi lesquels Vals (dont les tendances dictatoriales irritaient). Il ne s’agit en rien  d’une hémorragie comme se plaisent à l’annoncer certains média, juste quelques boutons de fièvre.

Hamon fait valoir des idées qui semblent cruellement manquer actuellement dans le programme de Macron. Là est sa richesse : il n’oublie pas les personnes, les jeunes notamment, qui souffrent d’angoisse et d’absence de perspectives d’avenir.

Si mon analyse est exacte (pour l’instant elle n’est qu’hypothétique) l’ère nouvelle est toujours possible. Elles dépend de la force de notre conviction, gens de gauche, à entraîner les autres citoyens ouverts et responsables.