Le PS est mort, vive l'Humanisme

09/04/2016 11:34

 

 

Je ne pense pas lancer un scoop en prétendant que le PS est mort. Il s’agit, pour moi du moins, d’une évidence. La mort, c’est la vie. Le PS a fait, honorablement selon moi, son temps. Il meurt, et ce décès fait partie du cycle naturel. Mais de cette gauche et du fumier que représentent toutes les déjections qui engraissent, notamment ces jours-ci, le champ planétaire, Panama Papers, et autres pourritures telles que le nauséabond Bolloré, vont, je l’espère, asseoir les fondations d’un monde sain.

En effet, la réaction de « Bobador » à mon billet, « le code du travail de GR-PACT », m’a permis de préciser les origines de mon espérance. Ce groupe de travail qui œuvre sur l’élaboration d’un nouveau code a choisi de se réunir durant une semaine dans ce haut-lieu symbolique de l’Humanisme, le château de Goutelas en Jarez.

Or la création de ce qui est devenu un centre culturel au rayonnement international est due à un homme Paul Bouchet.

Né en 1924, Paul Bouchet est entré dans la résistance, comme son ami Jean Bergeret, devenu psychanalyste de renom. Après la Libération, Paul s’inscrit à la faculté de droit de Lyon en 1945, et devient président de l’Association Générale des Etudiants de Lyon. Participant avec Miguet à la Commission d’études syndicales de l’association, il est le rédacteur d’un texte adopté au congrès de Grenoble de l’UNEF d’avril 1946, texte qui devient par la suite un texte de référence du syndicalisme étudiant, dit «Charte de Grenoble». Désigné par le Conseil d’administration de l’UNEF en janvier 1946, il est membre de la délégation française à l’Union Internationale des Etudiants, participant au «Comité préparatoire international» du congrès de l’UIE (Prague, novembre 1946). Il participe également à l’Entr’aide universitaire internationale dont les tâches dans l’après-guerre sont énormes. (ref.germe.inform)

Une de ses « utopies » étant de faire travailler ensemble des personnes de tout bord et de toutes conditions, Paul Bouchet s’enflamme pour une idée géniale : ressusciter un des lieux de l’humanisme, le château de Goutelas. Des centaines de personnes très diverses vont consacrer de leur temps durant des années pour redonner vie à ce monument dont les plans figurent le H majuscule d’Humanisme.

Il est donc normal et sain que les jeunes, et pas seulement les étudiants, s’intéressent de près à ce qui devrait régir leur future vie professionnelle.

Un rejeton logique de cette œuvre immense devait être, en septembre, la naissance du nouveau code du travail français.

Et j’espère que ce ne sera qu’un début. Peut-être qu’un autre groupe naîtra (à moins qu’il ne soit déjà au travail) pour créer le projet d’une nouvelle constitution qui permettrait à la France de fonctionner en véritable démocratie, ce qu’elle n’est pas aujourd’hui.