LE SERMENT

05/12/2014 14:17

 

Je viens de publier chez « lulu.com »    « LE  SERMENT »            

 

Ce livre  n’est pas le premier que j’ai publié, que ce soit des essais, romans, nouvelles, théâtre. Mais celui-ci tient pour moi une place à part. Il est une sorte d’aboutissement de toute une vie.

Né en 1929, dans uns famille catholique, pratiquante, j’ai adhéré totalement à la foi de mon milieu, de mes ancêtres, et c’est avec cette foi que je me suis construit, que j’ai acquis et défendu des valeurs qui me paraissent toujours aussi fondamentales. J’appartiens comme beaucoup de mes concitoyens à la civilisation occidentale, c’est-à-dire, en grande partie chrétienne.

Passant de « adolescere » qui signifie « en train de grandir » à « adultus », qui a fini de grandir, j’ai connu comme chacun, une variété de situations, rencontré une grande diversité de personnes, et j’en suis venu à conclure que les religions sont comme des lunettes qui, selon leur fabrication, font voir chacune des univers différents, et qui aident, ou dans certains cas empêchent, de vivre en bonne intelligence avec soi-même et avec les autres.

Dans mon évolution personnelle, ma profession de psychologue clinicien m’a permis de rencontrer des personnes, du nourrisson au vieillard, souvent en grande souffrance et appartenant à des cultures diverses. Si bien qu’au-delà de leur religion, si elles en avaient, ce fut essentiellement leur appartenance au genre humain qui s’imposa à moi. Qu’une divinité guide leur pas ou qu’elles utilisent une boussole personnelle, ne faisait guère de différence, seule comptait leur statut de « personne ».

Nourri par des expériences et des écrits de chercheurs, je me découvris, un peu surpris quand même, athée, sans dieu. Ce ne sont ni les chefs d’œuvre produits par les religions, ni leurs atrocités, qui me conduisirent à cette conviction, mais la singularité de ce qui fait un être humain.

Dieu pour moi n’existant plus, le Jésus historique ô combien important dans l’histoire de l’humanité, et qui me fut si proche, se haussa au statut de simple être humain.

C’est alors que se posa à moi la question : Quelle a été la source de la formidable énergie qui a poussé un homme à avoir autant d’influence en si peu de temps ?

C’est le « Mariage pour tous » qui m’a apporté une réponse.

La violence que provoque l’homosexualité.

Violence chez les personnes qui ne peuvent en supporter l’idée.

Violence que subissent les homosexuel (le)s

Qu’un être humain soit interdit de vivre parce qu’il est différent, femme, noir, arabe, chrétien, homosexuel, juif, viellards, SDF, etc, est inadmissible.

Intolérable pour un adolescent. Comme Jésus par exemple.

 

Voici le dos de la couverture du bouquin :

      Il y a 2000 ans, un adolescent se découvrant homosexuel, apprend la barbarie de certaines lois de son pays qui condamne à mort tout sodomite et maintient les femmes dans un statut infamant. Jean, son ami, s’étant fait tabasser, il fait le serment de consacrer sa vie à l’instauration d’une société humaine, dont la devise serait : « Aimez-vous les uns les autres ». Il en mourra.

Cet adolescent s’appelait Jésus, dit le christ.

 

Jean-Marie Charron fut maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2. Mais c’est en tant que psychologue clinicien qu’il découvrit le drame que des homosexuels pouvaient vivre, en France, en fin du XXème siècle. Il lui vint l’idée que Jésus pouvait sans doute être mort de cette homophobie ambiante. Il en fit ce livre.

A commander à LULU.com 18euros