Les enfants, premiers otages du Gouvernement

31/08/2017 12:29

« Une rentrée sous le signe de la contradiction »

C’est par ce titre du Monde du mercredi 30 août 2017 qu’Aurélie Colas, développe son argumentation en la prolongeant par « Du neuf du primaire au lycée ».

 La journaliste explique dans ses deux articles l’empressement avec lequel le nouveau ministre de l’Education, sans doute choisi pour son patronyme,  « blanque » l’Institution dont il est responsable, autrement dit la « colonise », la blanchit, investit au profit de la Droite un territoire prélevé sur la terre nationale. Il a, en quelques semaines, « détricoté » ce que la Gauche a tenté patiemment de construire : le but est d’asservir une jeunesse mise à la disposition des futurs cadres commerciaux.

Pour preuve admirable, la photo.

C’est une immense photo qui s’étale sur cinq colonnes et dont « TABLEAU DE NUMERISATION »  parait être le titre : 276 039 540 108 !

276 039 540 108. Ça correspond à quoi ? Ai-je mal lu ? Est-ce le tableau de rémunération des dirigeants du MEDEF ? Ça pourrait ressembler à ça ! Peut-être que ce qui se passe en dessous nous éclairera : 

ça se passe le 18 août à Saint-Denis de la Réunion sur un fond de tableau sur lequel sont inscrits les prénoms des petits esclaves. Est alignée une brochette d’adultes. Trois grands, blancs, Blanquer au milieu, qui tiennent toute la place. Trois adultes et demie, plus petits, sans cravate, sans doute indigènes, s’entassent sur la droite. A noter qu’il en manque un, le bleu du drapeau français qui, comme tout bleu, ne compte pas vraiment, alors que le demi blanc du drapeau est joué (humour quand tu nous prends !) par une femme noire dont l’œil grand ouvert jette probablement un regard critique sur la scène, et il y a de quoi :

Bordent chacun des deux côtés de la photo trois enfants. A Gauche (mais à droite de Blanquer) les bons élèves, qui, admiratifs, semblent vénérer la brochette ministérielle. 

Face à eux, trois gamins du peuple, regard obstinément baissé, sauf celui qui se trouve le plus près des adultes. La moue significative, il se demande quand tombera sur lui cette foutue baffe promise s’il continue à jouer au con en présence de Monsieur  le Ministre.

Photo de rentrée des classe. Ça promet !