Les objectifs ultra secrets (et fictifs) de Fillon

01/12/2016 16:20

 

 

« Si je vous ai réunis tous trois très discrètement ce matin c’est et pour vous confirmer ma décision de vous nommer ministres du Gouvernement qui va être formé par mon futur Premier Ministre, et pour être sûr que vous adhérez totalement aux objectifs que je me suis fixés et qui concernent plus spécialement votre charge.. Vous, très chère amie, comme future ministre de la Santé, vous-même, très cher, en tant que futur responsable de la Recherche, et vous, mon ami, comme responsable de l’industrie et de l’informatique.

Les objectifs, pour moi essentiels, que je vais vous révéler, sont de l’ordre de ma très intime conviction, mais je me suis assuré, depuis un certain temps qu’ils étaient partagés par les principaux dirigeants des grandes puissances occidentales, la Russie en particulier, mais également par Donald Trump, et le parti libéral britannique.

Gouverner est art difficile, l’échec cuisant de la gauche le confirmerait s’il était nécessaire. La main d’un dirigeant doit rester ferme en toute circonstance et son esprit ne pas céder à la sensiblerie, quitte à paraître dur, voire cynique. Or quelle est la mission qui nous a été confiée ? La conduite d’un peuple de soixante millions d’habitants, constitué par dix millions de citoyens cultivés, responsables, efficaces, visionnaires, et cinquante millions d’une masse de plus ou moins braves gens, centrés sur leur nombril, sans envergure aucune, le nez collé au présent, inconstants, peu fiables.

Or le devoir d’un berger envers son troupeau est de le mener sur de verts pâturages, de lui assurer la sécurité d’une confortable bergerie, ne pas hésiter à laisser le loup prélever quelques pièces pour renforcer la cohésion du troupeau, et surtout s’assurer de la fidélité et de la bonne santé de ses patous.

Autrement dit, le chef d’Etat  que je suis a le devoir d’assurer au trou…au peuple le minimum vital de nourriture, d’abri et de distraction (au sens pascalien du terme) et de faire en sorte que l’élite ait une large place au soleil, se sente aimée et comprise. Dans ces conditions, cette élite sera efficace et placera la France en Pool position.

Pour ce faire, voici les objectifs que je me suis fixé et qui seront les vôtres. Vous n’êtes pas sans savoir les effets dévastateurs des perturbateurs endocriniens. Il s’agit de ces centaines de produits chimiques, présent dans notre environnement quotidien qui, depuis des décennies,  modifient gravement et définitivement  l’environnement, le corps des êtres vivants et tout particulièrement celui des humains.

Ces substances omniprésentes (plastiques, cosmétiques, médicaments, pesticides, emballages, nourriture…) s’introduisent dans les organismes et en modifient jusqu’au code génétique, attaquent les organes, provoquent des maladies, cancers divers, stérilités masculines, féminines, atteintes des organes des fœtus, des cerveaux en formation ou déjà formés, faisant perdre des points de QI aux générations actuelles, etc…

Bien sûr, diverses instances se préoccupent de ce fléau et tirent la sonnette d’alarme mais tout remède drastique risquerait de faire tomber des pans entiers de l’industrie, provoquant des perturbations économiques importantes, d’où une riposte prudente et progressive à conduire. Autrement dit, ce ne sera pas encore demain que le problème sera réglé. C’est un fait. Aussi, en attendant, mon objectif est d’informer intensément les classes cultivées pour qu’elles trouvent les moyens de limiter pour elles les effets dévastateurs des perturbateurs endocriniens. Nous avons le devoir de maintenir ces dix millions de personnes indispensables à la bonne marche de notre société en très bonne santé, avec une intelligence développée, et non qui se racornie. Cette prévention a un coût, celui des produits biologiques, écologiquement sains. Ils coûtent plus chers que ceux issus de la production intensive, mais il est indispensable que l’élite puisse en disposer et entretenir sa santé et son efficience.

Que le peuple perde en moyenne quelques points de QI, n’est pas catastrophique. Ça peut même le rendre plus docile. Il nous faut donc encore attendre que les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas notre industrie et notre économie pour que la prévention puisse être généralisée.

Un bon berger prend avant tout soin de ses patous, ce n’est qu’à cette condition que le troupeau prospérera. »

Ceci est une fiction…mais…