Les propositions inadmissibles de Jean-Luc Mélenchon

14/04/2017 12:56

 

 

La masse de bons sentiments qu’exprime, semble-t-il, dans son programme, Jean-Luc Mélenchon et l’éloquence avec laquelle il entraîne les foules dans son sillage non seulement ne suffisent pas à en faire un modèle de gouvernance d’un pays comme le France, mais en signerait sa destruction.

Nombreux sont les citoyens à estimer que l’Europe, même très imparfaite dans sa forme actuelle, représente la seule entité capable de permettre à ses pays-membres de relever les nombreux défis de la mondialisation, non seulement en sauvegardant  ses trésors culturels, mais en les développant pour le plus grand bien de la communauté humaine.

Il a fallu deux terribles carnages mondiaux partis de notre continent pour qu’enfin se dessine l’immense espoir d’une Europe pacifique, née timidement d’un accord charbon/acier. Ce modeste objectif a pris de l’ampleur et a permis d’établir des liens de réelle amitié entre ses différents peuples. Ainsi, voici soixante dix ans que nous ne nous sommes pas entretués, et que, si nous nous poursuivons nos efforts à consolider cette paix en renonçant enfin à asservir le voisin, nos enfants pourrons mettre leur créativité au service, non de la fabrication d’armes offensives, mais du mieux être de tous.

Or Jean-Luc Mélenchon envisage de détruire ce magnifique projet qu’est de construire une Europe pacifique et active, sous prétexte qu’elle n’est pas parfaite.

Tue-t-on un préadolescent parce qu’il est morveux ?

Or, tuant une idée généreuse de l’Europe, Mélenchon prône dans son chapitre 62 de "Construire des coopérations altermondialistes et internationalistes", où il affirme vouloir "instaurer une politique de codéveloppement avec l'Amérique latine et les Caraïbes en adhérant à l'Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique)".

Que d’amours se sont épanouis dans la grande distance qui idéalisait l’Autre, mais que la chaleur de la proximité a fait s’évanouir.

Serait-il plus facile d’aimer un bolivien quasi inaccessible qu’un européen dont on peut serrer la main ?

Pour moi, vouloir quitter l’Europe, c’est vouloir casser la France.

Je ne peux suivre un homme qui, président, démolirait ma patrie.