L'être et le néant

04/05/2017 14:19

L’être et le néant

Ceux qui espéraient que sortirait du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen la certitude d’un choix réfléchi du Président de la République doivent être très déçus : le débat n’eut pas lieu. 

Ils assistèrent à la danse du ventre obscène d’une tenancière de bordel de très bas étage qui tentait d’aguicher en le ridiculisant un passant attiré dans un guet apens.

La vulgarité face à un désir d’échange.

Une tigresse en papier mâché tentant d’effrayer à un passant étonné.

Une baudruche crevée lâchant ses flatulences.

Ainsi 16.5 millions de téléspectateurs assistèrent médusés à ce qui aurait dû être un noble débat d’idées.

Je pense ne pas avoir été seul à ressentir un malaise face au mépris profond exprimé par Le Pen envers les petites gens qu’elle prétendait défendre.

Mépris ou plutôt méprise.

Car cette dame des beaux quartiers, qui, châtelaine, vit dans l’opulence et qui pour se distraire feint de s’intéresser aux petites gens et de prendre leur défense, adopte pour se rapprocher d’eux, ce qu’elle croit être leur culture : grossièreté, haine, vulgarité, inculture, violence, mépris, arrogance… et qui n’est en fait que projection sur autrui de son monde intérieur.

Alors qu’Emmanuel Macron, en personne responsable, était venu exposer ses projets pour la France, Le Pen, dont le seul objectif est de mener la France à « la schlague » (l’expression est d’elle) consacra son énergie à rendre physiquement inaudible le message.

Mais sans le vouloir, Le Pen a parfaitement exposé le projet qu’elle pensait réserver aux Français, l’isolement, la schlague, le camp de concentration.

« Votez pour moi, je suis votre Jeanne d’Arc, radote-t-elle, je bouterai le Sarrasin hors de France, et sous ma haute protection, nous resterons bien au chaud entre nous, les Français ! ». 

Nous l’avons vue au travail !