L'Histoire se répète-t-elle ?

17/05/2017 00:33

L’Histoire se répète-t-elle ?

Il semble que les historiens et politologues qui sévissent dans les émissions de type « C dans l’air », sur la 5, une de mes sources journalières, estiment que la période que nous traversons rappelle curieusement celle qui s’est fait appeler « la guerre froide ».

La guerre n’était pas finie que Staline envahissait l’Est de l’Europe, faisant de ces Etats les satellites de l’URSS, dont la moitié d’une Allemagne, qui sera durablement bouclée par le dit « mur de Berlin », le fameux rideau de fer.

La France, exsangue, est alors soumise après la Libération à une double influence : celle des USA, les seuls à pouvoir l’aider financièrement, celle de l’URSS, qui tenta l’envahissement idéologique par le biais de la classe ouvrière. La reconstruction du Pays ne fut en effet possible que grâce à la « bataille du charbon » livrée avec acharnement et gagnée par les milliers de mineurs. Ces travailleurs bien spéciaux, dont beaucoup perdirent leur vie dans ce combat, sauvèrent la France et acquirent  respect et reconnaissance de la Nation. Grâce à eux, se reconstitua avec fierté la « classe ouvrière » et le rôle des syndicats, et le communisme.

C’est par leur biais que l’URSS s’introduisit habilement dans le pays, estimant sauver  l’honneur de la France bafoué par la dépendance financière aux USA, vécue comme humiliante. Les cadres du Parti communiste, dont Maurice Thorez, leur tribun percutant, du type Mélenchon, furent invités en URSS et introduisirent à leur retour en France l’idolâtrie de Staline. Chassé du Gouvernement socialiste en mai 47, le PC lança chez les mineurs  une grève très dure qui, réprimée, causa plusieurs morts. Les mineurs reprirent le travail sans avoir obtenu la satisfaction de leurs revendications.

La population française se cliva autour de deux opinions : d’une part les riches et méprisants américains, les méchants, et d’autre part les pauvres « camarades » soviétiques, les gentils. Ce moment marqua le début de la guerre froide qui s’illustra par le ravitaillement de Berlin par un ‘pont aérien’. Ce n’est que plus tard, que les français découvrirent sans parvenir à y croire que Staline, le si gentil « petit père du peuple », rivalisait d’atrocités avec Hitler. Commença le déclin du « communisme stalinien ».

Le plan Marshall (1948-1951)  permit à la France de poursuivre sa reconstruction et de retrouver son rang parmi les grandes nations, atténuant l’anti-américanisme systématique. (sources : Gérard Bossuat, XXème siècle. Année 1986)

Or cette rivalité entre la Russie, et les USA n’a jamais cessé. Elle est aujourd’hui toujours aussi active et violente et continue, selon moi, à se jouer en France en ce moment.

A Présent je quitte le domaine de l’Histoire pour celui d’une interprétation toute personnelle de la situation actuelle de la France, interprétation très subjective, peut-être erronée, que je soumets aux lecteurs :

Mélenchon déclare ouvertement la guerre à notre nouveau Président parce qu’il estime, sans en apporter la preuve, qu’Emmanuel Macron travaille à livrer la France au pouvoir de la finance, alors que lui, grâce à la puissance de son verbe, va persuader la majorité des Français de suivre son plan, qui est de quitter l’Union Européenne, de sortir la France de l’Euro, de l’OTAN, et de devenir ainsi le partenaire privilégié de la Russie de Poutine.

Ayant manqué les marches du trône présidentiel grâce auquel il aurait eu tout pouvoir, le nouvel objectif de l’insoumis est d’obtenir la majorité absolue à la Chambre des députés et de faire d’Emmanuel Macron son vassal qui devra cautionner la politique de son Premier Ministre. Il lui suffira de siphonner les voix des droites intégristes, celles du FN dont le programme est la copie du sien, celles, restantes, du PC, éventuellement celles de Hamon… Son puissant pouvoir de persuasion des foules opérera de nouveau. Il en a la certitude.

Cet inestimable cadeau qu’est la France offerte à la Russie a évidemment mérité de quoi financer la victoire de la campagne des législatives.

Tel me paraît être l’objectif de Mélenchon.