M le magazine du Monde

19/11/2017 12:28

 

Le magazine édité par le Monde est, pour moi simple abonné, une obscénité hebdomadaire.

Par obscénité, j’entends un objet qui devrait être « hors scène, non publique, non publiée. » et ceci pour plusieurs raisons.

La première, matérielle, est que l’impression du produit sur papier glacé exige la production de matières chimiques dangereuses, de véritables poisons dispersés volontairement sur la planète. Ce me semble être en contradiction totale avec la position du journal « le Monde », censé alerté sur les dangers que court la Terre, et qui n’hésite pas à contribuer à sa pollution.

La seconde raison me paraît de même type : le journal nous rappelle à longueur de  colonnes le scandale que constitue la misère dans laquelle vit un grand nombre d’humains et, dans cette publication, il expose si aisément le luxe et la frivolité insultante des très riches, qu’il donne au lecteur le sentiment qu’une bonne partie de ses cadres appartient au milieu. Comment peut-il comprendre les pauvres ?

La troisième raison concerne le contenu : Sur les deux cents douze pages du N° 322, 43 pages sont consacrées à des boissons alcoolisées. On peut certes comprendre qu’il faille imposer aux milieux d’argent un lavage de cerveaux avant d’effectuer le choix lucide de la drogue grâce à laquelle ils vont pouvoir prendre les sages décisions concernant le troupeau, mais que dire du vide abyssal du reste sous le prétexte d’Art ? 

Est-ce le besoin d’argent, de notoriété, les exigences d’une rédaction qu’a inspirée Harvey Weinstein, qui poussent des photographes à jouer les maquereaux à utiliser des femmes pour ne retenir que des morceaux d’elles-mêmes, des « stück » diraient certains, dans des positions cocasses. Quand donc ces jeunes femmes comprendront-elles qu’elles ne sont que jouets ?

Bien sûr, la rédaction n’est pas stupide, elle fait aussi traiter des articles dits sérieux de manière à crédibiliser le reste, mais le resteront-ils encore ainsi jetés parmi un tas d’ordures ? La famille Veil, habilement appatée par cette fine mouche qu’est Madame Vanessa Schneider ne regrettera-t-elle pas de s’être laissée embarquer dans cette galère ?

Reste bien sûr l’argument-massue : Il nous faut bien de l’argent si vous voulez de l’information indépendante. Cet hebdomadaire n’est que notre planche à billet, nous préférons dépendre de la pub plutôt que de groupes financiers. Ça fait certes putassier, mais c’est la règle du jeu à laquelle nous nous soumettons si nous voulons échapper aux multiples pressions. Personne n’est dupe. Si vous voyez une autre solution, n’hésitez pas à nous la communiquer…