Macron, de droite ou de gauche ?

19/10/2017 13:17

 

Très habilement, dès son investiture, Macron s’est arrangé de telle sorte que beaucoup se sont posé la question et ont conclu par « ni l’un, ni l’autre ». Beaucoup donc s’en sont félicité, estimant que, comme l’avait soutenu Giscard face à Mitterrand, la Gauche n’a pas le monopole de la générosité. Pas plus que la Droite n’a l’apanage de la sagesse.

Ce qui a permis à ces deux courants de perdre leurs points de repère. Le parangon de vertu de la Droite a lamentablement tombé le masque, entraînant la débâcle de ses troupes, et les parangons de générosité de la Gauche ont révélé l’enflure de leur ego.

Finita la Droite et sa droiture, évanouie la Gauche et son souci de l’Autre !

Ne restent que de pauvres et fragiles humains, trop mal foutus pour défendre un quelconque idéal.

Désarçonnés les vieux de la vieille titubant au pied de leur béance, hallucinés les morveux embrumés dans les vapeurs éthylo-morphiniques. Seuls les Etats-Dés-Unis semblent vouloir imposer à la planète Terre la truculence libidineuse d’une marionnette décérébrée qui brûle d’un holocauste égalitariste. Requiescat in pace ! Définitivement ! Atomisée la planète !

Seule perspective ?

Débarrassé des oripeaux de banane d’une autre époque, notre Macron national caresse un  autre rêve : être le Sauveur du Monde.

Messie ?  Jésus moderne ? Foutaises que ces billevesées. Les religions, on voit bien où ça mène…

La seule valeur susceptible de mener le Monde est la cupidité, fille de l’envie, et ça, dès le départ. Voyez Caïn qui élimine son frère.

Aujourd’hui, cette pulsion indomptable et libératrice porte un nom : LA FINANCE

La finance est le dénominateur commun de l’Humanité. Le pauvre ne rêve que de richesse. Le riche ne veut qu’être encore plus riche. C’est la possession de l’argent et tout ce qu’elle permet qui anime le monde, qui enlumine la paix, qui se sublime dans la jouissance de la guerre.

Moi, Macron, je libère la parole. Je dénonce l’hypocrisie qui prétend que « bienheureux les pauvres ! » alors que chaque être humain, normalement constitué, proclame au fin fond de soi-même : « VIVE L’ARGENT ! VIVE LA RICHESSE ! »

Moi, Président, je n’impose pas les riches, je les félicite d’oser la richesse. Ils ont un yacht, bravo, et je les récompense. Ils auront droit à une prime, alors que j’imposerai le pauvre, à le dégoûter de sa fainéantise, à l’obliger à se remuer les fesses, à sortir de la mendicité permanente qui fait de lui un sous-homme. HONTE AUX PAUVRES ! Telle est ma philosophie, telle sera ma politique !

 A bon entendeur, salut !