Mélenchon alias Santerre

27/06/2017 12:03

Mélenchon, alias Santerre

Un co-abonné de Médiapart, Danyvance, qui n’apprécie pas du tout le peu de considération que j’ai pour son mentor, notamment lors du précédent billet, m’a cependant  informé du choix de JLM de signer ses textes politiques de ce pseudo « Santerre ».

Je m’étais limité à ce que cette sonorité évoque pour moi : « sans terre », traduisant mon impression que JLM avance en pratiquant la politique de la terre brûlée, qu’il se retire en détruisant ce qu’il a adoré, pour ne rien laissé de précieux à l’ennemi. Ou bien « Santerre » pouvait s’entendre « s’enterre », exprimant par là la nécessité que s’enterre vite fait un cadavre encombrant, or ce que m’a appris Danyvance, que je remercie, confirme l’importance du pseudo et ouvre des pistes nous permettant de mieux comprendre la compulsion de JLM à dénigrer et fuir un lieu et ses valeurs très chers l’instant d’avant.

« Santerre », ce pseudo avec lequel JLM signe ses écrits politiques est le nom de l’homme qui a conduit le Roi à l’échafaud.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, de 1972 à 1979, sous le pseudonyme de « Santerre », participe à toutes les luttes étudiantes et ouvrières du Jura — en particulier la grève des Lip. C’est un régicide qui mène le combat ! Mais cette expérience l'amène progressivement à prendre ses distances avec la conception léniniste du parti : Dirigeant de l’OCI de Besançon, Il entre en désaccord avec le bureau national et se fait radier du parti. Là encore, c’est la faute aux autres.

Il semble bien que dès que JLM adhère à une cause et se bat pour elle, il s’y attache tant qu’il s’en sente prisonnier, soumis à un appareil. Il ne peut pas supporter cette dépendance. Il doit s’échapper, c’est vital pour lui. Mais il lui faut un prétexte : Il avance des points de désaccord, relationnels ou idéologiques. Les autres ont bien sûr tort, c’est lui qui a raison, toujours et contre tout.

Ainsi JLM semble ne pas pouvoir s’attacher durablement à « une cause » sous peine de perdre sa liberté. S’il aime un Roi, il en devient le sujet, autrement dit l’esclave. Inadmissible !

Quel est ce Roi, ou peut-être cette Reine, qui le menace tant, qui tente depuis toujours de l’aliéner, qu’il doive le –la- tuer ?

Cette peur serait-elle si puissante qu’elle doive se traiter à l’échelle nationale et mobiliser le maximum de militants pour sauver le soldat Mélenchon ?