Mélenchon, bouillonnant socialiste (source Wikipédia)

28/06/2017 15:09

 

Chômeur, Jean-Luc Mélenchon quitte Besançon pour entrer dans la vie professionnelle à Lons-le-Saunier. Il adhère au PS mitterrandiste en septembre 1976. Là, c’est la révélation : lui qui aime écrire (il possède une licence de philo) il comprend l’importance de la fonction de secrétaire que beaucoup évitent alors qu’il sait que c’est un poste stratégique qui, habilement occupé, débouche sur le Pouvoir. Aussi se porte-t-il  toujours volontaire dès qu’une fonction de secrétaire se présente. Ainsi il devient secrétaire de section adjoint de Montaigu, puis secrétaire de la section départementale. Il crée même un journal fédéral qui combat pour une union PS-PCF contestée.

 

 Il y occupe très vite des responsabilités départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PS-PCF (c'est l'époque où le second rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement).

Sans travail stable et sa candidature à la Croix du Jura étant écartée, il rencontre lors de la fête jurassienne du poing et de la rose, Claude Germon, maire de Massy, député socialiste de l’Essonne et membre du bureau exécutif du PS. Germon lui propose d’être son. directeur de cabinet.

JLM s’installe en Essonne et, fidèle à sa tactique, se porte volontaire pour les tâches de Secrétaire ce qui lui vaut d’être nommé officiellement premier secrétaire de la fédération de l’Essonne au congrès de Valence en 1981. Ce sera le début d’une vie politique de « responsable ».

Là, se situant en disciple de Mitterrand, il croise le fer avec la Deuxième gauche rocardienne et le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES) de Chevènement, et surtout il il s'oppose violemment à la rocardienne Marie-Noëlle Lienemann, par associations locales et radios interposées.

En 1986, il se fait élire sénateur de l’Essonne.

Puis advient le désamour. En 1988 Mitterrand a perdu son aura. Avec Julien Dray, JLM fonde la Gauche socialiste , qui s'oppose à la politique d'ouverture du second septennat de François Mitterrand. Il cible Michel Rocard et la « gauche molle », ainsi que l'entrée de la France dans la première guerre du Golfe — contre la majorité de son parti et contre le président17.

Lors du congrès de Rennes de 1990, l'aile gauche du parti part divisée en quatre, Jean-Luc Mélenchon conduit sa propre motion, qui obtient 1,35 % des voix. Il est ultra minoritaire !

En 1992, il vote et appelle à voter pour le traité de Maastricht qu'il considère comme un « compromis de gauche ». Dans un discours au Sénat, il considère que la monnaie unique est l'instrument majeur qui permettra à l'Europe d'être « porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité » contre le dollar qui « porte la violence ». Mais Tout en continuant à défendre l'existence de la monnaie unique, il regrette assez tôt son choix sur le traité de Maastricht.

Lors du congrès de Brest en 1997, il s’agit d’élire le premier secrétaire du PS : seuls deux concurrents s’affrontent : François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci prononce un discours de candidature dans lequel il précise que François Mitterrand  l’aurait fortement encouragé à postuler. Il obtient 8,81 % des voix, un score inférieur à celui de la motion de la Gauche socialiste ! François Hollande est élu.

Jean-Luc Mélenchon vit cette défaite comme une profonde humiliation.

Il affirmera plus tard que François Hollande n'a pas tenu sa parole de lui accorder un score de 15 % conformément à leur accord ( ? )  et affirme qu'il ne lui « pardonnerai[t] jamais », propos qu'il maintient. Il proclamera en 2017 son intention de tuer le PS….

La suite : Mélenchon, plus insoumis que jamais !