Mélenchon enfin libre (source Wikipédia)

02/07/2017 11:12

 

Mélenchon enfin libre !    (source Wikipédia)

Le PG, est officiellement fondé le 1er février 2009 lors du Congrès de Limeil-Brévannes, en présence de quelque six cents délégués venus de tous les départements dans lesquels des comités du parti se sont formés. Jean-Luc Mélenchon est élu président du bureau national.

Le PG participe aux élections européennes de juin 2009. Sa liste obtient 8,15 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat du Front de gauche.  JLM est élu député européen.

Enfin une tribune de laquelle JLM va pouvoir faire entendre sa voix ! Mais le député déchante bien vite : « un eurodéputé a encore moins de pouvoir qu'un parlementaire national (temps de parole réduit à une minute au lieu de trois dans le parlement français).»

Du coup, il déserte le parlement européen et se fait sanctionné pour son  absentéisme. Il se consacre à préparer son élection aux élections régionales françaises de 2010 en tant que tête de liste dans la région Languedoc-Roussillon. Mais à la suite de l'affaire Jean Sarkozy portant sur la direction de l'EPAD, il signale sa disponibilité pour mener la liste Front de gauche en Île-de-France « pour remporter la bataille du leadership à gauche. »  En octobre 2009, Pierre Laurent, futur secrétaire fédéral du PCF, conduit le Front de gauche en Île-de-France et souffle le poste à Jean-Luc Mélenchon qui n'était pas candidat aux élections régionales.

Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature à l'élection présidentielle le 21 janvier 2011. Il obtient successivement le soutien du Parti de gauche, de Gauche unitaire et de la Fédération pour une alternative sociale et écologique. Le 5 juin 2011, 63,6 % des huit cents délégués du Parti communiste français réunis lors d'une conférence nationale à Montreuil votent en faveur d'une résolution politique incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue de l'élection présidentielle de 2012. Jean-Luc Mélenchon devient ainsi le candidat officiel du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012.

 Au cours de sa campagne, Jean-Luc Mélenchon tient de nombreux meetings qui connaissent de vrais succès d'affluence. Il rassemble jusqu'à cent vingt mille personnes, selon les organisateurs, lors d'une « marche pour la Sixième République » organisée place de la Bastille, à Paris, le 18 mars. Le candidat du Front de gauche connaît une progression constante dans les sondages. Le sondeur CSA lui attribue ainsi 13 % d'intentions de vote le 21 mars. Le 23 mars, en recueillant 14 % des intentions de vote selon un sondage BVA, il confirme cette dynamique positive en dépassant, dans ce sondage, François Bayrou et Marine Le Pen qu'il prend souvent pour cible dans le cadre de sa campagne.

Le 18 avril 2012, un manifeste intitulé « pour nous, c'est Mélenchon » est lancé par plus de mille universitaires, chercheurs, artistes et « travailleurs de la culture » appelant à voter en sa faveur.Totalisant 11,10 % des voix (3 984 822 voix) au premier tour, Jean-Luc Mélenchon termine quatrième de cette élection présidentielle, derrière Marine Le Pen et devant François Bayrou.

En appelant dès le soir du premier tour à voter contre Nicolas Sarkozy au second tour, il demande à ses électeurs de voter « sans demander rien en échange » pour le candidat du Parti socialiste François Hollande (sans toutefois prononcer le nom de ce dernier)

À l'issue de la présidentielle, il se présente aux élections législatives dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais afin, selon lui, de « faire barrage » à Marine Le Pen75.

Jean-Luc Mélenchon obtient 21,46 % des votes exprimés au premier tour, contre 42,26 % pour Marine Le Pen et 23,72 % à Philippe Kemel (PS). N'ayant pas atteint les 12,5 % de voix d'inscrits avec 11 406 voix sur les 11 767 nécessaires, il ne peut se qualifier pour le second tour et appelle à faire battre la candidate frontiste.

Au printemps et en décembre 2013, Jean-Luc Mélenchon appelle à des manifestations de masse, baptisée « Marche citoyenne pour la VIe République », organisée à Paris le 5 mai 2013 par le Parti de gauche réunit cent quatre-vingt mille personnes selon les organisateurs et trente mille selon la préfecture, et une nouvelle manifestation pour la « révolution fiscale » qui réunit cent mille personnes selon les organisateurs et sept mille selon la police.

Il est à nouveau désigné tête de liste du Front de gauche pour les élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest.  La liste qu'il mène obtient un élu avec un score de 8,57 % et arrive en sixième position, ce qui lui permet d'être réélu député européen le 25 mai 2014.

Au niveau national, le Front de gauche n’obtient que 6,6 %.   Si Jean-Luc Mélenchon reconnaît un « échec du Front de gauche », il en rejette la responsabilité sur le Parti communiste et les accords électoraux conclus entre celui-ci et le Parti socialiste aux élections municipales de mars 2014. Pour le politologue Thomas Guénolé, Mélenchon est responsable de la démobilisation des électeurs du parti. Selon lui, ses discours devraient développer les propositions proches des électeurs « d'extrême gauche et de gauche socialiste ». Il déplore par ailleurs « une agressivité formelle », qui ne serait pas nécessaire compte tenu de sa notoriété et qui éloignent beaucoup de sympathisants d’accord sur le fond mais hostiles à la forme.

Le 22 août 2014, Mélenchon annonce, son départ de la direction du Parti de gauche.