Mélenchon plus insoumis que jamais

29/06/2017 12:51

Mélenchon, plus insoumis que jamais ! (source Wikipédia)

 Jean-Luc Mélenchon et ses collègues du courant de la Gauche socialiste s'opposent les mois suivants au traité d'Amsterdam que soutient le PS. À la ratification du traité en congrès le 18 janvier 1999, parmi les parlementaires du groupe socialiste à voter contre, il y a ainsi quatre députés et un sénateur : Jean-Luc Mélenchon.

 

En mars 2000, il est proposé à JLM de participer au gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin comme ministre délégué à l'Enseignement professionnel auprès du ministre de l'Éducation nationale Jack Lang. Il a des idées, il accepte. Il occupe ce poste jusqu'à l'élection présidentielle de 2002.

 Les relations de JLM et de quelques camarades avec le bureau national du PS et le premier secrétaire (Hollande, désormais son ennemi) se dégradent sérieusement.

A partir de ce moment, JLM entrera systématiquement en opposition avec le parti, abandonnant ses convictions antérieures. Ainsi la nécessité de l’Union européenne.  Il affirme que face au capitalisme, l'intégration économique européenne « donne l'illusion de la puissance, alors qu'elle est, au contraire, le moyen d'un enfermement ». Il dénonce l’accès à une monnaie commune.

Jean-Luc Mélenchon cofonde le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli. Leur motion obtient 16,3 % des voix lors du congrès de Dijon.

Il enfreint les consignes de son parti et fait campagne aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et José Bové (Confédération paysanne) lors de meetings communs pour un non de gauche.

Le Nouveau Monde explose. JLM crée Trait d'union (TU). Il fonde dans le même temps l'association Pour la République sociale (PRS). Lors du congrès du Mans, en novembre 2005, Trait d'union (TU) dépose une contribution et se retrouve minoritaire.

Le surlendemain de l'investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste, il assiste à un meeting de la gauche antilibérale, laissant planer le doute sur son éventuel soutien à sa candidature à l'élection présidentielle. La défaite de cette dernière au second tour du scrutin présidentiel l'amène à critiquer de manière très vive la stratégie de l'ex-candidate, notamment par le biais de son livre En quête de gauche.

À l'occasion du congrès de Reims en septembre 2008, JLM fait partie des signataires de la motion C intitulée « Un monde d'avance », conduite par Benoît Hamon. Il a qualifié ce rassemblement d'« événement historique »

Le 6 novembre 2008, les militants socialistes votent pour départager les différentes motions. La motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête avec environ 29 % des suffrages exprimés, tandis que celle conduite par Benoît Hamon arrive en quatrième position avec 18,5 %. S'estimant trop éloignés de cette tendance, JLM annonce le 7 novembre 2008 sa décision  de quitter le Parti socialiste, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite ». Ainsi nait « le Parti de Gauche ».