Mon journal intime

16/02/2017 12:08

 

 

Ce 1er janvier 2057

J’ai une épouvantable gueule de bois. Non seulement j’ai, avec les collègues, qui sont  désormais mes subordonnés, fêté le nouvel an mais également ma promotion. Aujourd’hui j’entre dans la prestigieuse fonction de Chef de Service des Agents urbains. Pendant les quinze prochains jours,  je vais devoir superviser le rapport d’exercices de l’année écoulée. Ce ne me sera pas difficile car avant d’être le chef de service, j’étais le superviseur de ceux qui le tenaient à jour. Aussi je le connais par cœur,  dans ses moindres détails, mais je le voudrais présentable, sans faute d’orthographe ou de ponctuation. L’exactitude, voilà mon maître-mot. Je devrais ajouter son complément direct, la ponctualité. 

J’ai en effet une sacrée responsabilité : je dois éditer en dix exemplaires les plus intimes secrets de toute une ville française de moyenne importance, mais tellement belle et attachante, Chambéry ! Et quand je dis « les plus intimes secrets » il ne s’agit pas d’une figure de style mais de la réalité vraie de chaque instant de la vie de tous ses habitants, et ceci parce que le 7 mai 2017, fut jour bénit qui a vu notre regrettée Marine Le Pen accéder à la PRESIDENCE de la République Française.

Dieu sait si Marine avait été patiente. Durant des décennies elle avait préparé sa victoire et élaboré un ensemble de mesures qui furent pleinement effectives dès le 1er janvier de 2018. Je parle notamment de l’organisation qui fut discrètement mise en place dans les maternités. Durant les années de préparation précédant la campagne électorale, des spécialistes avaient été soigneusement sélectionnés, informés de l’importance de la mission, vu ses conséquences, engagés sous serment et formés. Je devrais écrire « formées », car il s’agissait surtout du recrutement de femmes.

Ce dispositif eut d’emblée la priorité car il conditionnait la suite de l’organisation du pays pour les siècles à venir.

Il s’est agi d’enregistrer à l’état civil de manière définitive et sans risque d’erreur tout nouveau-né. L’opération bénigne, quoique très délicate, consistait à introduire dans le corps de l’enfant, par le cordon ombilical fraîchement sectionné, une capsule microscopique dotée d’un code secret, et enregistrant ou émettant une multitude d’informations tout au long de la vie de la personne, à commencer par sa localisation mais pas que, l’état de sa santé par exemple. Ainsi on pouvait savoir avant même l’intéressée, si une femme était enceinte, et même, par recoupement, qui était le géniteur. Le but premier était de protéger chaque citoyen, quel que soit son âge. Qu’il lui arrive un accident, de suite les secours se trouvaient à son chevet. Ou si la personne couvait une grave maladie sans le savoir, les services, médicaux pouvaient débarquer chez elle ou sur son lieu de travail ou de distraction, intervenir et non seulement soigner la personne dès le début de son infection mais éviter une éventuelle épidémie. Le must !

La suite, en principe, pour demain. Je dis « en principe » parce que, consultant mon dossier, je constate que tout va très bien, Madame le Marquise ! Merci ! A demain !