Monsieur Estrosi, l’irresponsable de la sécurité de Nice

26/07/2016 12:39

 

 

« …Si la ville de Paris avait été équipée du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefour sans être neutralisés et interpellés… » avait  lancé un Estrosi méprisant envers les services de la capitale, alors que le camion frigorifique du meurtrier a parcouru illégalement trois fois, sans être inquiété, la promenade des Anglais alors fermée au trafic dans les jours qui précédaient le carnage.

Fort de ses 378 agents fin 2015, de ses plus de mille caméras de vidéosurveillance, «  Nice, notre ville, est la plus sûre du monde » tartarinait Estrosi. Celui-ci, préférant la présidence de la Région, a renoncé à être maire de Nice, mais en gardé le bureau pour conserver quand même le rôle de premier adjoint chargé d’une sécurité qui faisait sa fierté. (voir son « Centre  de supervision urbaine ! »)

Or, alors que des réunions préparatoires au feu d’artifices du 14 juillet dont la mission était de s’assurer que tout se passe bien, le responsable en chef de la sécurité, ce monsieur Estrosi, n’a assisté à aucune d’elles, se déchargeant sur ses collaborateurs . Impensable !

La suffisance de ce personnage l’a perdu, si bien que, comble d’irresponsabilité, il tente d’attribuer le carnage du 14 juillet au Gouvernement.

J’ai puisé ces informations dans l’article de Gilles ROF, paru dans le Monde du 25 juillet sous le titre de « Christian Estrosi, niçois jusqu’au risque de trop en faire »

Il est important de rappeler la nécessité de la sécurité des citoyens que sont tenus d’assurer les politiques, en premier lieu locaux. Mais cette responsabilité demande une grande dose d’intelligence car elle concerne des secteurs très divers. Il en est un qu’Estrosi, non seulement  semble avoir négligé mais dont il a peut-être encouragé la pernicieuse détérioration : élu par une droite en grande parie extrême, FN, Conservatrice composée de retraité aisés, revancharde (une concentration de  « pieds noirs ») il a encouragé l’exclusion  de la partie pauvre de la population niçoise. Estrosi s’est fait élire par la majorité des électeurs qui entretient la haine des étrangers, haine qui s’exprime sans retenue, de façon abjecte, au grand jour comme le rapporte Louise COUVELAIRE  dans le même numéro du Monde « A Nice, l’attentat a accru les tensions ».

« Qui sème le vent récolte la tempête » dit le proverbe.

Estrosi pensait qu’un flicage généralisé des citoyens, à la manière des dictateurs, suffirait à protéger « sa » ville, notamment de la pègre étrangère, or lui que Paris- Match qualifie de « grand croyant », a peut-être compris que ça ne suffisait pas. Le 23 juillet, à St Etienne-de-Tinée, il  « a demandé cette fois à la Vierge-du-très-Haut de veiller sur les victimes de l’attentat et sur notre belle ville… »

Estrosi est-il au courant que Jésus,  le fils de la Vierge en question, était un homme politique qui prônait comme principe des relations entre les citoyens de s’aimer les une les autres, et que si les riches savent en général prendre très bien soin d’eux, un politique devrait avoir comme priorité de veiller sur les plus démunis, ce qui a semblé être le contraire de la politique de cette si belle ville qu’est Nice, si l’on en croit la violence du rejet de beaucoup de niçois, des étrangers, notamment arabes (pauvres), et surtout musulmans (pauvres).

Question : la Vierge-du-très-Haut, de St.Etienne-de-Tinée, veillera-t-elle également, comme le recommande Jésus, son fils sur les victimes musulmanes ?