Nécessité de changer les institutions

04/06/2014 18:24

Changer nos institutions

Changer, est le propre du vivant. S’adapter est sa condition de survie. Si nous voulons que la France ne meure pas, nous devons adapter son fonctionnement aux exigences du contexte national, européen, mondial.

Ainsi en a-t-il été de la fonction présidentielle. Les présidents du passé avaient pour mission de représenter la France, et non de gouverner. Cette fonction était assurée par un Gouvernement élu par les parlementaires. Mais les événements extraordinaires que furent la défaite de 40, le pétainisme, puis la Libération, permirent à De Gaulle de s’imposer pour rassembler les français et restaurer l’image dégradée de la France.

Puis, de nouveau, le douloureux travail de décolonisation faillit jeter la France dans le chaos. Nous fûmes à deux doigts d’un coup d’état provoqué par l’armée. Ça ne fut que parce que De Gaulle a accepté en mai 58 de reprendre du service que l’armée a renoncé à prendre le pouvoir par la force. De Gaulle élabore alors une nouvelle Constitution qui est adopté par une écrasante majorité. Ainsi naquit la 5ème  République. Et De Gaulle en fut élu Président par suffrage universel indirect.

Les présidents à sa suite se sont succédés, jusqu’au moment où certains ont profité de leur statut pour le détourner à leur profit, allant jusqu’à faire preuve d’escroquerie pour tenter de conserver leur poste. L’affaire Bygmalion en étant le dernier avatar.

Ce qui fait qu’à présent, la fonction présidentielle est totalement déconsidérée. Non seulement, les média et les partis se moquent sans retenue de l’actuel Président mais des parlementaires de Droite se permettent eux-aussi de le dénigrer en pleine Chambre.

             Mais cette dégradation massive de la fonction présidentielle n’est que celle tout aussi généralisée des politiques en général. Nous ne leur faisons plus guère confiance. Ils sont trop loin, trop dilués dans la masse et aux ordres de leur parti. Ils paraissent plus intéressés par les avantages que procure leur fonction que par l’intérêt du bien public.

Il faut changer !

Or le nouveau découpage de la France en régions donnant par son ancrage         dans le terrain plus de cohérence et d’efficacité dans les décisions est l’occasion idéale de redistribuer les responsabilités.

Les citoyens auraient à élire des parlements régionaux resserrés et paritaires relativement souverains, avec un budget propre. Ces Parlements délégueront des représentants à un niveau national qui défendront bien sûr les intérêts régionaux mais décideront d’un fonctionnement national, entériné di besoin pour les grandes décisions par un référendum national.

Cette nouvelle organisation, plus proche des citoyens, supposerait peut-être la disparition de la fonction présidentielle, mais à coup sûr, celle des deux parlements que sont le Sénat et la Chambre des députés.

Ainsi les citoyens retrouveraient de nouveau le besoin et le désir de renouer avec les affaires de leur cité, c’est-à-dire de faire de la politique, et nous ne connaîtrions plus les 60 % d’abstentions, et les mille occasions de se plaindre. Ils seraient enfin responsabilisés.