Pour Gattaz, les mots interdits, les tabous, ça suffit !

17/09/2014 11:38

 

 

Or ce patron des patrons, issu de la préhistoire du Medef, celle d’avant Laurence Parisot, a raison, parlons clair et sans langue de bois :

Rappelons par exemple, que « patron = voyou » est valable pour un certain nombre de patrons pour lesquels l’entreprise ne présente en soi aucun intérêt, pas plus que son personnel considéré comme des manants corvéables à merci. Car, pour ces Gattaz et compagnie…

 

« L’entreprise n’est qu’un vulgaire outil dont on se débarrasse dès qu’il ne rapporte plus assez (en deçà de 30 %). Il suffit de repérer un nouveau truc qui sera suffisamment rentable pendant un certain temps, et  s’assurer qu’on va en prendre la tête. Il suffit d’exiger un traitement que certains qualifieraient d’astronomique, oubliant que la valeur d’un patron se mesure au prix qu’il coûte, s’il est très cher, c’est qu’il est très bon ! Alors on peut jeter le précédent outil, la défunte entreprise, et avec elle, bien sûr, tous ceux qui s’y accrochent. Repartir pour une nouvelle et excitante aventure, sans bagages inutiles (tous ces  traîne-savate qui encombre les pôles-emploi et coûtent la peau des fesses. Pour ceux-là l’Etat, au lieu de les entretenir, devrait trouver une solution du type « Soleil vert », ou une bonne guerre, par exemple, qui nous en débarrasserait. Ce qui serait sans doute une nouvelle occasion de nous enrichir (le commerce des armes est assez juteux, mon adjudant !)

Mais ne croyez pas que nous nous désintéressions des humains, nous sommes philanthropes, nous avons le souci des vrais hommes : les actionnaires, ceux auxquels le mérite a laissé de l’argent et qu’en bons gestionnaires, ils cherchent à faire fructifier. Du pain bénit, ces personnes. Ce sont elles qu’il faut bichonner. Et la France, que la Gauche a démolie, renaîtra de ses cendres, et à nous la belle vie ! »