Pour une démocratie : Changer les conditions du choix des « représentants »

21/08/2015 17:45

Voici plusieurs décennies que le peuple français ne se reconnait pas dans les choix politiques pris par ceux qu’ils ont élus. Le malaise qui en résulte est tel que nous pouvons affirmer que le Pays n’est pas une démocratie.

La preuve la plus flagrante se trouve au parlement : La chambre des députés est composée pour une majorité de cadres supérieurs, pour une minorité de cadres moyens, viennent quelques personnes non-cadres, puis est bien présent UN « ouvrier agricole ».

Quant au Sénat, l’origine socioculturelle est encore plus marquée.

Même constat pour les Assemblées régionales.

Alors que le mode de scrutin est censé permettre aux électeurs de choisir quelqu’un qui va porter dans le débat public leurs aspirations, il favorise des personnes qui ne savent rien de la vie du peuple dont ils sont censés défendre les intérêts.

Je ferais volontiers l’hypothèse qu’une personne qui vote choisit l’opposé de ce qu’elle est, qu’elle sélectionne un(e) candidat(e) qui a ce qu’elle n’a pas : une pauvre vote pour une riche, une timide, pour une grande gueule, une honnête pour un(e) coquin(e)…

Le vote donne ainsi une Assemblée qui ne connait rien à la réalité de la vie des gens.

Nous avons une masse de « Monsieur Seguin » (pour reprendre l’image utilisée par D. Rousseau) qui pense connaître les aspirations de sa chèvre (le peuple) et la met au piquet, alors qu’ivre de liberté, notre biquette affrontera seule les loups de la finance, avec la fin que l’on sait.

Il me semble nécessaire et urgent de trouver un dispositif  qui permette que le Pays soit dirigé par le peuple. La piste du tirage au sort de participants à des petits groupes traitant d’une question et qui est proposée par Rousseau me paraît pertinente.

Une chose est sûre pour moi : le fonctionnement actuel qui se voulait démocratique produit son contraire, engendrant incompréhension, mécontentement et colère. Il est vital de changer le système.