Propagande orchestrée des média ?

08/11/2014 12:06

Mon billet d’hier dénonçait ce qui était manifestement l’unanimité des critiques négatives des médias de tout bord à l’encontre de François Hollande. Je n’avais rien trouvé dans la presse de l’après-midi de notes positives, rien qu’un lynchage systématique. Alors, ou cette unanimité fait raison, et c’est moi qui ai totalement tort. Je suis aveugle, naïf, optimiste béat, et pourquoi pas, mais j’aimerais que ce me soit prouvé.

Dans cette revue de presse, des réactions à chaud il est vrai, je n’ai trouvé que des affirmations péremptoires, sans argumentation, sans nuances, comme si une carte de presse était la preuve d’une  science infuse, et imposait aux naïfs et ignares que sont les lecteurs une vérité révélée.

 J’ai connu, adolescent, cette situation d’une presse à la botte de l’occupant, qui imposait une pensée que nul ne devait contester sous peine de mort - pour de vrai - et où toute information (« ici, Londres ») était brouillée et, bien sûr, passible de la même sanction.

Or, pour moi, aujourd’hui, c’est pareil, et ma question est : Pour qui donc travaillent, et mentent, ou au mieux, s’aveuglent, tous ces journalistes ? Par qui sont-ils payés ? Sont-ils au service d’une Extrême-Gauche, pour les uns, et d’une Extrême droite, pour les autres, ce qui expliquerait la convergence du lynchage, une unité de pensée objective au détriment d’un seul homme, sans qu’il s’agisse pour autant d’un complot organisé.

Pourquoi si ces gens, enquêteurs, chroniqueurs, investigateurs, qui s’estiment sans doute honnêtes, ne sont-ils pas capables, par simple jeu intellectuel, pour l’amour de l’art, et un peu du métier, d’envisager, même comme hypothèse absurde, que Hollande n’est pas complètement un débile profond, qu’il pourrait y avoir chez lui une parcelle d’intelligence lui faisant croire, le pôvre, qu’ayant nettoyer les écuries d’Augias-Sarkozy, durant la première partie de son mandat, il pourrait de nouveau faire rêver les citoyens en laissant poindre la promesse d’une France heureuse ? (On va beaucoup parler de promesse, d’utopie, de réalisme, au Mans, ces jours-ci). Pourquoi refusent-ils, ces gens, de laisser pousser l’espérance dans le jardin de leurs concitoyens ? Ont-ils peur de se planter eux-mêmes ?

Les journalistes se sentent-ils porté par la mission de ne laisser aux Français que la perspective d’un bain de sang que provoquerait une Gauche révolutionnaire ou celle des camps de concentration et de mort promise par l’Extrême Droite ? Ainsi les citoyens, émoustillés par le risque, échapperaient à la vie plan-plan et bourgeoise et ennuyeuse esquissée par Hollande.

Est-ce ça, le devoir de la presse, tuer l’espérance pour ne pas avoir à pleurer les promesses non tenues ?