Question de confiance

22/04/2017 11:45

 

Pendant des années, nous nous sommes habitués à l’eau trouble dans laquelle nageaient les politiciens : Marchés truqués, pots de vin, détournement de l’argent public, enrichissement personnel illicite, achats de vote, népotisme…Toutes ces malversations finissaient par passer pour banales. « Errare humanum est » n’est-ce pas ! Certaines de ces anomalies se sont même vues justifiées puis institutionnalisées, profitant à ceux qui faisaient les lois, offrant aux politiciens un métier,  une confortable rente à vie. La masse des citoyens qui se débattaient avec la vraie vie se désintéressait de ce monde parallèle, n’ayant que mépris pour lui, se contentant de soupirer « Tous pourris ! »

Jusqu’au jour où le scandale prit de telles proportions que des magistrats, des journalistes le dénoncèrent, dévoilant l’impunité des « grands », leurs combines. Le grand public découvrit ce qu’il pressentait mais refusait de voir.

Or la campagne présidentielle vient réveiller nos doutes.

La morale élémentaire est bafouée ouvertement : lors des primaires de la droite, la finance (Dassault & cie) écarte sans ménagement le favori de la droite, Juppé, pour imposer Fillon-la-vertu.

A la primaire de la gauche, Valls qui  se voyait vainqueur, avait signé l’obligation pour tous de soutenir sans condition celui qui emporterait la consultation citoyenne. Hamon l’emporta. Vals se parjura !

Puis ce fut l’ahurissante révélation de la malhonnêteté chronique de Fillon.

Fillon cria au complot. Puis promit que s’il était mis en examen, il se retirerait du concours. Il fut mis en examen et refusa de se retirer…or il est encore candidat !

Comment après de telles manœuvres, de tels parjures, de tels crimes, conserver sa confiance envers les postulants ?

Pour ma part, j’ai une absolue confiance en une seule personne, la seule selon moi capable et digne de présider la France. Mais que de savantes manœuvres ont placé, selon les sondages, en cinquième position.