Qu'st-ce donc qu'nformer ?

13/11/2014 12:10

Pour un non professionnel comme moi qui tente cependant de ne pas gober les news qui sévissent depuis que nous avons hérité d’un Président de la République « normal »,  l’information de ce jour, privilégiée par France TV info, vient conforter mes doutes quant à l’objectivité des média.

Y est révélé un sondage qui exprime l’opinion majoritaire des citoyens français de favoriser la hausse des salaires et la baisse d’impôt  pour stimuler la croissance.

Est-ce un scoop ?

Bien sûr que non.

Il est évident que chaque citoyen ne souhaite que voir ses revenus grossir. Avoir plus d’argent que prévu à la fin du mois, voilà qui est concret, palpable et donc souhaitable. Toute autre opération qui échappe à une observation et maîtrise directe par chacun est évidemment à bannir, qu’elle soit plus efficace ou pas.

Comme Saint Thomas, tant qu’on ne palpe pas, on n’y croit pas.

Or mettre l’accent sur ce sondage, c’est, subtilement, de la part d’un journal, discréditer les choix de Hollande : « Le peuple, lui, ne se trompe pas, son simili-Président, oui. Vous voyez bien qu’il ne fait qu’accumuler les bourdes ! »

 

Ainsi, poursuit France TV Info,  « Concernant l'évolution de la situation économique, le pessimisme règne puisque 56% des Français pensent qu'elle va se dégrader. » Pourtant, le journal  a l’honnêteté de préciser :  « Mais ils sont à l'inverse plutôt optimistes (64%) concernant leur propre situation, notamment parmi les moins de 35 ans (72%) et les personnes aisées (74%). » Dommage que ne soit pas développée cette apparente contradiction.

Pour moi, cet article est un simple exemple de la manière dont, actuellement, les média traitent l’information, par l’intoxication, encourageant, après l’avoir créé, le rejet d’une personne qui, elle, ne fait pas œuvre de démagogie. Je ne dis pas qu’Hollande a forcément raison, qu’il ne se trompe pas, je ne me sens pas la compétence nécessaire pour le juger, mais qu’au moins lui soit laissé le bénéfice du doute, que ne soit pas jugée l’action d’une personne pour la seule raison qu’elle vous est antipathique.

Un, une, journaliste se doit d’informer, et non de déformer.