Saccage, carnage ou solidarité, fraternité, il va falloir choisir

11/12/2016 20:09

 

 

Je pense du haut de ma montagne d’années accumulées que la France, ce pays dont j’ai été et suis si heureux d’être citoyen, qui m’a tant apporté, sera, lors de l’élection présidentielle de 2017, face à un choix cornélien : le chaos d’un peuple dévoré par les haines ou la sérénité d’une nation  qui œuvre pour le bonheur de tous.

Le chaos. La violence, la terreur, les massacres auront toute chance de se déchaîner si rien n’a été transformé au niveau des structures institutionnelles, si la nation fonctionne comme maintenant.

Car que disent ces structures de l’Etat depuis la Révolution française ? Elles expriment une idéologie généreuse qui se résume par un très bel objectif fait de : liberté, égalité, fraternité.

Liberté ? Le 19/07/2016, l’AFP annonçait le terrible record historique du nombre de détenus avec 69.375 personnes incarcérées !

Egalité ? Les statistiques de l’INSEE livrés en 2014 estiment entre 5 à 8 millions le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.  Par ailleurs, à tous les niveaux de revenus et de compétences, l’inégalité frappe systématiquement les femmes.

Fraternité ? L’observatoire des inégalités constate le 24/09/2015 que « Les inégalités continuent à se creuser en France entre les plus pauvres et les plus riches. La période 2011-2013 voit une baisse du revenu des plus riches, mais ils restent largement gagnants sur dix ans. »

Les optimistes, parce que fortunés ou aisés, pourront toujours prétendre, que par comparaison avec bon nombre d’autres pays, les français ont beaucoup de chance, et c’est vrai pour la majorité de ceux qui ne font pas partie des personnes touchées. Beaucoup de ces personnes de bonne volonté souhaiteraient voir la situation des plus démunis changer, et vont devoir faire confiance aux promesses électorales des candidats. Or, à voir les pitreries du premier prétendant à entrer en campagne, Emmanuel Macron, on ne pourrait que désespérer.

Et pour l’instant, au vu de ce qui filtre des changements promis, je ne vois pas comment non seulement la situation pourrait s’améliorer, comment une explosion sociale incontrôlable pourrait être évitée.

Les jeunes – j’en connais – et bien d’autres, qui se désintéressent de ce qui peut arriver au pays, estimant  que « élection = piège à cons », mais qui ont toute chance d’être pris dans la tourmente, n’iront logiquement pas voter. Le taux d’abstention sera élevé, comme d’habitude. Et le pire est promis.

Or le pire est évitable.

Je suis persuadé qu’un présidentiable qui promettrait

1 – de ramener de ramener le train de vie de l’Etat à un niveau raisonnable,

2 – de faire passer le pays de l’oligarchie qu’elle est à une démocratie parlementaire où la voix du peuple peut être entendue et respectée…cf billets précédents..

ce président-là aurait toute chance d’être élu.

Si le parlement était composé d’1/6ème  de fortunés, de 2/6ème  d’aisés, de 3/6ème  de citoyens de base, le peuple qui survit, ceux qui éliraient les 3/6ème, se déplacerait en masse pour plus de liberté, d’égalité, de fraternité. Les autres 3/6ème les côtoyant auraient toutes chances de les entendre et peut-être de les comprendre. Et ça changerait tout !

C’est faisable.