Terroriste N° 1 :le FMI

01/07/2015 03:16

Terroriste N° 1 : Le FMI

 

 Cette conviction s’est progressivement construite assez tôt chez moi, étant d’un milieu ni riche ni pauvre. C’était plus une intuition m’incitant à me méfier des « possédants »,  synonymes de « dominants ». Puis me vint, adulte, des situations qui me firent choisir mon camp. Ayant une certaine répulsion pour la course à l’argent d’une société dite de consommation, ce qui est plus facile quand on gagne correctement sa vie, je me suis désintéressé de l’Economie. Ce n’est qu’en constatant les dégâts  que provoquait le pouvoir des financiers, que j’ai commencé à m’en préoccuper.. J’ai lu et écouté des spécialistes de Droite comme de Gauche. Mais comme chez tout spécialiste, les différentes chapelles défendant des doctrines opposées,  me firent me méfier du sectarisme, si bien qu’il m’arrive de croire que je suis plus dans le vrai que pas mal de sectaires en matière d’économie. D’où mon affirmation que « le FMI est le N° 1 des terroristes », qu’il surclasse de très loin les pires canailles qui soient. Et ça n’est pas pour moi une boutade mais une conviction intime, renforcée ces derniers temps.

Or je trouve consternant la campagne orchestrée par les média de tous bords qui consacre des kilomètres de pellicules ou de papier journal à décrire par le menu le trajet d’un « terroriste », reprenant la vieille et efficace recette d’un Tartarin qui se vantait de vouloir « terroriser les terroristes ». C’est payant de jouer avec la jouissance d’une population qui risque infiniment moins la mort du fait de ces minables qu’en utilisant ses autos, ou qu’en faisant du saut à l’élastique. Mais cultiver la peur, faire goûter la saveur du sang humain ne sont pas informations, mais astucieuses recettes pour de fructueuses recettes en retour. Alors que les dits terroristes ne sont que de pauvres ravis, des bricoleurs limite débiles, endoctrinés par des semeurs de haine méconnaissant le Coran. Sont bien plus sérieux et dangereux les pseudos caïds corses ou ceux de certains quartiers de Marseille, adorateurs du Veau d’Or, se comportent en vrais professionnels du crime, et ils n’en sont pas peu fiers, jusqu’au moment d’une fierté posthume.

On pourrait penser que cette campagne de désinformation est une très habile diversion pour éviter de parler des choses importantes. Personnellement, je ne le pense pas. L’appât du gain de la part des média suffit amplement comme explication.

Mais le résultat est là. On ne parle que des minables et sordides exécutions qui déciment si courageusement des braves gens sur une plage, ou règlent sauvagement des problèmes personnels en voulant donner l’illusion que le criminel défend une grande cause.

La presse se rend-elle compte qu’elle accorde beaucoup d’honneur à des gens pas très bien dans leur peau, qu’elle leur fait une « sacrée » publicité ?

 

Or le vrai terrorisme est ailleurs. Il est poli, bien propre sur lui, il ne dit pas de gros mots en public, il sait se tenir à table, il ne se décrotte pas le nez devant un micro, ses dirigeants dirigent avec élégance et discrétion. Il est FMI.

Il aurait pu être autre chose que terroriste. Il aurait pu se mettre au service des populations, éviter l’extrême pauvreté de beaucoup, veiller à répartir équitablement les richesses du monde. Or le FMI s’est mis au service des riches. Il est leur coffre-fort. Il les aide à devenir plus riches, à détenir à eux seuls les 9/10èmes des richesses mondiales. Bien sûr qu’il n’oublie pas les plus démunis, ou les pas très riches : La preuve,  il leurs prête de l’argent, peut-être même à taux réduits, mais ce sera ensuite pour mieux les étrangler, car cet argent prêté lui rapporte. Que voulez-vous, les affaires sont les affaires. Elle peut être fière, cette élégante Christine Lagarde, cette bonne dame de l’œuvre FMI ! « La Grèce a contracté des dettes, or qui paie ses dettes s’enrichit ! Un peu de dignité quoi ! »

Et soutenant le FMI, ainsi qu’il se fait entre gens bien élevés, ce gentil Monsieur Juncker qui sait le coût de l’argent, ayant été le dirigeant d’une lessiveuse d’argent sale. A présent, c’est d’essorer qu’il s’occupe.

Et que dire de Merkel qui couve son pays telle la poule aux œufs d’or et peut admonester ces gamins effrontés qui veulent jouer dans la cour des grands au Monopoly sans respecter les règles ! Non mais !

Oui, ça n’est pas une boutade, le FMI est le pire des terroristes. Il ne tue pas ça et là, pour faire semblant d’exister comme ces minables amateurs. Non, il terrorise en professionnel, sur toute la planète. Mais en excellent voleur, il sait se faire discret. Il entre à pas feutré dans les foyers, surtout les plus humbles, car entre riches, on s’arrange toujours. Il ponctionne l’argent en douce, faisant croire à sa normalité. C’est la règle du jeu, c’est la loi. Serrez-vous la ceinture, désolé mais vous n’avez pas le choix !

A présent, avec la Grèce, ça n’est même plus une question d’argent, c’est une question d’honneur ! Il s’agit de se faire respecter, sinon c’est la chienlit. Moi, Merkel, Moi, Lagarde, nous n’allons pas céder, de quoi aurions-nous l’air ? Quant à Junker, il va tapoter la joue de ce petit et brave Grec, oui, t’es un bon gamin, tu me fais de la peine à t’entêter à prétendre ébranler le Saint Ordre du monde. Réfléchis donc un peu. Tu n’es qu’un moustique qui prétend vacciner l’éléphant nommé « Finance » Allez, sois raisonnable mon petit, et range-moi tes billes, des fois que la grande dame Merkel glisse dessus et se casse une jambe….